LIQUÉFACTION DES GAZ
augmente notablement, et l'on peut obtenir un abaissement de température de — 92". On dépasse — 100°, lorsque le mélange est placé dans le ride de la machine pneumatique. C'est en produisant ainsi des abaissements de température considérables et en recourant, en même temps, à l’emploi des pompes foulantes, que M. Faraday est parvenu, à la suite de ses premiers essais, qui ne portaient que sur un petit nombre de sub, stances gazeuses, à liquéfier tous les gaz à l'exception de six : l'hydrogène, l'oxygène, l'azote, l’oxyde de carbone, le bioxyde d'azote et le gaz des marais.
WG. Troisième méthode. — Compression d'un gma par des oeil Mis mécaniques étrangères. — Procédé de M. Berthelot. — M. Berthelot a indiqué un moyen très-simple, de soumettre un gaz d une pression énorme et d’arriver ainsi à le liquéfier. Il renferme le gaz dans la partie effilée d'un tube de verre à parois épaisses, dont la partie large constitue un récipient cylindrique rempli de mercure. Après que la pointe effilée a été fermée, l'instrument ressemble à un thermomètre dans lequel l'espace, destiné à recevoir le mercure au moment de sa dilatation, est actuellement occupé par la masse gazeuse. On comprend alors, qu’en élevant la température du récipient, tandis que le gaz est entretenu à 0°, on puisse, par la dilatation du liquide, rendre le volume du gaz aussi petit qu’on voudra et en accroître considérablement la force élastique. Si l’on donne au tube qui contient le gaz une même longueur qu’au récipient destiné au mercure et si l'on prend le diamètre de ce dernier trente fois plus grand que celui du tube, la pression devient égale à 200 atmosphères pour une élévation de température d’environ 7°.
(Voir pour le calcul, le chapitre des problèmes à la fin du livre, où la question se trouve traitée.)