‹ Cours élémentaire de physique, suivi de problèmesChapitre 22 sur 130 · IK · texte numérisé non relu

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solidos ilislincis ou un corps solide ol un liquide, nous l 'appel lei’oiis m//iésifln ; quand il s’afiira de la force qui mainlieul réunies les moleruies d’un même corps, nous la nommerons cohi'-sion.

1067. Adhéalon entre eorp» ■olldca. — liCS faits curieux, qui suivent et qui sont faciles à reproduire, doivent être rapportés à la force d’adhésion. Partagez, à l’aide d’une lame d’acier bien tranchante, une halle de plomb en deux j>arties, et loi’sque la coupure est encore fraiclie, juxtaposez les deux calottes sphériques, eh les faisant glisser l’une sur l'autre comme pour reconstituer la halle de plomb ; au bout d'un certain temps, les deux fragments de métal sei-ont si intimement unis qu’il deviendra nécessaire d’employer un effort intense pour les séparer. I.a même expérience réussit tout aussi bien, lorsque ce sont deux lames de verr(“ planes doucies à l'émeri fin qu’on met en contact, et, dans ce dernier cas, on peut rendre parfaitement évidente la força» attractive qui s'exerce entre les lieux corps, en suspendant l’une des lames à un support fixe et en attachant à In lame inférieure, par l’intermédiaire d’un cixe chet, un petit panier dans lequel on ajoute de la grenaille de plomb. Ou reconnaît que le poids, qui agit dans une direction normale pour disjoindre les deux disques, doit acquérir une valeur plus grande à mesure que leur contact est maintenu pendant un temps plus long. Dans les veiTeries, on sait par une coûteuse expérience que, lorsqu’on empile les lames de glaces les nues sur les autres, il devient impossible de les. séparer au bout d'un certain temps, même en exerçant un effort de glissement; il en est qui se brisent plutôt que de se. laisser écarter des lames voisines, avec, lesquelles on les avait mises imprudemment eu contact. L’adhésion l’emporte alors sur la cohésion.

1068. AdheaioB entra le« lltialdeiii et Ie« noilde». — L’adhésion peiil être rendue sensible, au contact d’un solide et d’un liquide, (jne lame de verre, quand elle a été bien débarrassée par des lavages des matières grasses et des poussières minérales que l'air y avait déposées, adhère assez fortement à la .surface d’un baiu d’eau, et lorsqu’un exerce un effort vertical pour la détacher, ou voit le liquide se soulever à une hauteur sensible avant que la lame, qui emportera une couche de liquide adhérente sa surface, ne soit conqdélemcnt entraînée

1069. Pbenoménra «aplllairaa. — Ccs derniers résultats ont permis de concevoir et d’expliquer; 1" le changement de courbure qu’affecte la surface d’un liijuide au contact du solide qui y est immergé', 2“ l’ascension ou la dépression des liquides dans les tubes étroits et ouveits aux deux bouts. Ku un mot, c’est en tenant compte de rintei-ventioii des

VOTIONS MOI, Kcni, AIRES.

fiim's mnlêriilairos qui déleniiinpiil radhésion el In cohôsioii, qu'on a pu Hlal)lir la lht“orio de ro "roiipe île plu-noménos intéressants, dont ipielques-nns se sont déjà présentés à nous dans le eonrs de nos études anlérieures, et qu’on a appelés phénomènes capillaires. Nous n'insistemus pas sur la théorie, nous nous eoiitenterons de faire connaître les faits principaux et d'indiquer la démonstration expérimentale des lois les plus importantes qui les régissent.

1070. FaI*h prlnelpanx obnervta. — Les faits, que l’on observe, sont très-différents, selon que le liquide mouille nu ne mouille pas le solide immergé.

!•* Le liquide mouille le .solide. — I. Lorsqu’une lame de verre pénétre dans l'eau, ou plus généralement, lorsqu'un .solide est immergé, en partie, dans un liquide qui le mouille, la surface de ce dernier s'élève d'une petite quantité au-ilessus de son niveau actuel, en présentant mie surface concave. C’est ainsi que dans un verre à boire, une pellicule liquide se soulève contre les parois intérieures du verre, et dévie, à cause de sa forme concave, les rayons lumineux qui la traversent. Il est impossible, pour celte cause, de placer l'oeil avec certitude dans le plan du niveau de la surface libre.

II. Quand le solide plongé dans un liquide qui le mouille esl coustiiné par un tube capillaire (/i</. 507), l’immersion provoque l’ascension du liquide dans le tulle au-dessus du niveau extérieur, et le principe général de l'iiydrostatique qui concerne les vases communiquants (7!l) parait alors être en défaut. La hauteur du liquide soulevé est d’autant plus grande que le diamètre du tube est plus petit : en outre, la siiif.ace libre du liquide dans le tube se creuse d’une manière Irés-sensible, et sa courbure peut être considérée comme sphérique, quand le tube est suflisamment étroit.

III. E-ntre deux lames parallèles Ifig. .*>08) trés-rapprochées et mouillées par le liquide, dans lequel elles sont plongées, il y a ascension de la colonne liquide, et la surface terminale présente la forme d’un demicylindre circulaire concave.

‘i" Le liquide ne mouille pas le solide. — IV. Lorsqu'une lame de verre plonge dans le mercure, ou plus généralement, lorsqu’un solide esl inunergé paiTiellemenI dans un liquide qui ne le mouille pas, on con- >lale une dépression du liquide autour du solide qui y est plongé, el la

ACOrSTIOÜE.

surfarp librp drvipiil ronvPXP aux points où ppIIp dpprpssioii si‘ inanileslp.

Fi(!. 508.

FiK. 509.

V. Si la même expérience est faite, pn immergeant un tube cAipillairi' f/îÿ. 509) dans un liquide qui ne le mouille pas (tube de verre et mereiirp), une dépression a lieu dans le tube et la surface libre est convexe.

1071 . Lola expérimeatalea de la eaplUarllé. — La loi la plus importante concernant les phénomènes capillaires a été, pour la première fois, formulée par Newton ; elle est désignée par les physiciens, sous le nom de loi de Jurin. On l’énonce ainsi : Des tubes capillaires de diff»'-rents diamètres étant plongés dans un liquide qui en mouille les parois, les hauteurs auxquelles parvient le liquide varient en raison inverse des diamètres de ces tubes. Cette loi suppose que les parois intérieures ont été, au préalable, mouillées par le liquide sur lequel on doit opérer, et de plus que la température est demeurée constante dans le cours des diveroes expériences. Ixtrsque ces précautions sont prises, on reconnaît que la hauteur du liquide soulevé est indépendante de la nature de la substance solide, et de l’épaisseur des parois ; l’eau s’élève à la inéine hauteur dans des tubes de verre, de cristal, de quartz, dont le diamètre est le même. Au contraire, la bauteur dépend essentiellement de la nature du liquide employé. 1,’ean est de tous les liquides connus celui qui s’élève, à la bauteur la plus grande, dans un tube capillaire donné.

La loi de Jurin a été vériliée par Gay-Lussac avec des tubes dont b‘ diamètre était compris entre 5"“" et Ü“"*, 5. M. K. Desains a poussé la vérification plus loin, en se servant de tubes dont le diamètre In’s-fin descendait jusqu'à 0""", 07. Il a trouvé, qu’en s’entourant de toutes les précautions nécessaires pour éliminer les causes d’erreur, la loi de Jurin se vérifiait complètement.

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