IV. — I s 1 SHl'ÉH s St: KS IlL SOS
1 1 l.î. Jusqu’à présent, nous avons considéré les ondes sonores se propageant isolément dans les milieux élastiques; plaçons-nous dans un cas plus compliqué. Supposons que des ondes sonores cheminant dans l'air et émanant d’un même centre d’ébranlement rencontrent sur leur route des obstacles, deux murs plans, par exemple, formant entre eux un angle plus ou moins obtus ; ces murs donneront naissance, comme nous l’avons vu g 1113, à deux systèmes d'ondes réfléchies qui seront dan> les mêmes conditions que s’ils émanaient chacun d’un centre sonore, distinct situé derrière l’obstacle. Les ondes réfléchies rencontreront dans l’air l’onde incidente, et se croiseront aussi entre elles. Ne parlons que de ces dernières; que résultera-t-il de leurentre-croisement? Évidemment, une molécule d’air placée sur leur trajet ne pourra prendre exclusivement ni l’une ni l’autre dos vitesses que lui apportent les deux ondes qui l’atteignent à la fois; elle acquerra une vitesse unique qui sera la résultanle des deux vitesses apportées par les ondes réfléchies, ür, plusieurs ca.' doivent se présenter : 1° Il pourra se faire que la molécule soit placée à égale distance des deux centres sonores virtuels engendrés par la réflexion du son, centres qui envoient des ondulations de même période, et alors les vitesses communiquées à la molécule seront égales et de même signe; elles s’ajouteront, c’est-à-dire qu’au point dont il s’agit il y aura renforcement du son. Ou bien : 2'’ la molécule d’air sera placée à des distances des centres sonores différant entre elles d’on nombre pair de deinidoiigiicurs d’ondulation; et encore cette fois, comme cela résulte de ce qui a été dit g 1111, les vitesses s’ajouteront, et le renforcement aura lieu. Ou bien, enfin ; S" la molécule gazeuse, dont il est question, sera séparée des deux centres ; par des distances qui différeront d’un nombiv impair de demi-longueui’s d’onde, et cette fois les vitesses communiquées seroul
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é^'ales »:l de signe contraire; elles s'annuleront, el il y aura par suite destruction du son. Nous arrivons donc à ce résultat reinarqualde qu'il doit exister, en avant des deux obstacles, des séries de points où le son passe alternativement par des maxima et des miniina d'intensité, (le phénomène porte le nom d'interférences du son.
1116. Exp^rlenem dr Hrnvurt et de Neebeek. — L'expérience a parfaileinent justifié ces indications de la théorie; Savart a étudié les interférences provenant de la rencontre des ondes directes et des ondes réfléchies par un grand mur vertical; et il a reixmnu, en tà- Umnant et par le seul secours de l'oreille, l'existence de nœuds et de ventres alternatifs dans la masse d'air placée en avant de l'obstacle. Scebeck a employé, dans le même but, le pendule acoustique déjà décrit g H 02.
1117. Expérience, de M. Desalnti. — Les interférences du son se manifestent tout aussi bien par l'emploi seul d'ondes directes, sans recourir aux ondes rélléchies. A cet effet, M. P. Desains a imaginé la disposition suivante. Au centre d'une caisse parallèlipipédiquc en bois, dont les parois intérieures sont garnies de ouate, aboutit rembouclnire d'un fort sifflet mis en activité par une soufflerie. Les ondes sonores produites par les vibrations de l'instrument sortent en même temps de la caisse par deux ouvertures circulaires pratiquées à sa paroi supérieure, et symétriquement placées par rapport au sifflet. Itaiis ces conditions, on a, se propageant au sein de l'atmosphère extérieure, lieux systèmes d'ondes directes possédant exactement la même tonalité, et pouvant cependant être considérées laimme émanant de deux centres distincts : les deux orifices circulaires dont nous venons de parler. 1a‘s circonstances nécessaires à la production du pliénoinéne des interférences sont réalisées; ces interférences doivent se produire. Un effet, une membrane tendue sur un cadre et saupoudrée d'un peu de sable qu'on porte en divers points du plan vertical passant [lar les deux orifices, montre bien, par les alternatives de sautillement et de repos de la poussière qui la recouvre, l'existence des ventres et des meuds alternatifs.
1118. Expérlrnr« (le .V. IJmxJoun. — Oll doit à .M. Lissajolls lllie expérience (rés-curieuse qui rend parfaitement sensibles les résultats prodiiiLs par rentre-croiSeiiient d'ondes directes de même période se propageant dans des directions à peu prés parallèles. Une plaque circulaire de cuivre, d'égale épaisseur en tons ses points et aussi boniogène que possible, est fixée en son milieu (/i;/. 5Ô0). On l’attaque en lui des
(loiiils de son pourtour, avec un archet, de manière à lui faire rendre im son (|ui corresponde an partage de la plaque en dix secteurs égaux. Uuiiinic nous l’avons expliqué (g 108’J), deux secteurs consécutifs sont animés, au même instant, de mouvements de sens inverse : l'un produit dans l'air une onde condensée, au moment même où le secteur qui lesuil
immédiatement, engendre uneonde dilatée. Il y aura donc, cheminant enseinhie dans l'air placé au-dessus de la plaque, deux systèmes d’ondes pi’ésciitant des conditions différentes. Chaque système proviendra des cinq secteurs d’un même ordrede parité, qui tous accomplissent à la fois leurs mouvements dans le même sens. Il en résulte que sur l’axe vertical qui passe par le centre de la plaque, les molécules d’air recevront, à chaque instant, de la part des deux systèmes d’ondes, des vitesses égales et de signe contraire; le son y possédera une intensité sensiblement nulle. Mais si, par un moyen quelconque, on supprime dans l’air les ondes de l’tin des systèmes, les vitesses communiquées par les ondes demeurées hhres s’ajouteront entre elles, parce qu’elles seront de même signe, et le son sera dés lors considérablement l'enforcé. Pour réaliser cet arrêt des ondulations d’un même groupe, M. Lissajons prend un carton de même diamètre que la plaque ; il trace à sa surface les dix secteui's égaux, et les évide de deux en deux. Fait-il alors vihrei' la plaque métallique, il lui suffit de poser le carton préparé, à une petite distance de sa surface, de manière à cacher par les parties pleines tous les secteurs de même parité, et aussitôt le son rendu par la lame est énergiquement renforcé; s’il enlève le carton, le son s'anéantit à peu prés complètement; s’il le ri*place, le renforceineiit se produit de nouveau. Itispose-t-il le disque éxidé de façon h ce i|ne les parties pleines cachent successivement les moitiés de deux secteurs consécutifs, le son gai'de son intensité hahi-
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INTKRFÈnENCES Dl! SON.
llll•ll<'; n’ost que, tians ce e.is, les (lenii-seeleiirs reslt'^s libres envoient lies ondes discordantes. Knfin, commnnique-t-il an disque un iiionveinent de rotation autour de l'axe vertical de la plaque, l'oreille perçoit des renforceinenls intermittents du son de la plaque tout à fait comparables à des battements.
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