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conditions, ot (|u’uii leur donne à cuinparer les inèines lumières, ils arriveront le plus souvent à des résultats iiotableinciit dilTèrenls.
1245. PhotoniMrc de Banaen. Boa principe. — nratométre de poche. — De tous les photomètres, celui qui s’adapte le mieux aux besoins de l'industrie, celui qui est le plus employé par les ingénieurs anglais pour évaluer le pouvoir éclairant du gaz de la houille, c'est le photomètre de Bunsen. Voici le lait d'observation qui a servi de point de départ dans sa construction : une feuille de papier blanc, bien homogène, portant une tache de matière grasse en son milieu, tache qui la rend translucide dans toute la portion imprégnée par le corps gras, est pUcée entre les deux lumières que l'on veut comparer, de iiiiiniére que rliocuue de ses faces se trouve éclairée seulement par les faisceaux que rayonne une seule des sources, celle qui est en regaixl de la face considérée. Les rayons lumineux, dont l’eusemble constitue les laisceaux incidents, frappent à peu prés tous à angle droit, la lame de papier assez étroite qui sert d’écran; dans ces conditions, il est facile de prévoir que si les deux foyers de lumière ont une même intensité, les deux faces de la tache huileuse devront présenter le même aspect; mais l'expérience indique la production d’un phénomène beaucoup plus saillant : c'est la disparition complète de la tache; centrale au moment où l’écran est également éclairé des deux côtés.
Fig. :an.
L'un des appareils les plus simples où le principe précédent ait été utilisé porte le nom de pliolomi’tir dr jmehe ; il est d'un emploi facile, et de plus il est très-portatif, comme sou nom l'indique. Un ruban ItU {fitj. 587) tout à fait semblable à ces rubans enroulés suides bobines que nous employons en France pour la inesuri’ des longueurs, est tendu horizontalement entre deux points fixes : il touche, par l'une de ses extrémités, à la lumière L (bec de gaz, lampe llarcel, etc.) dont il s’agit d'évaluer l'intensité ; par l'autre, à la lumière type
OI'TIUUK.
I/, dont rinlvusité uüt pri^e pour unilé el qui consiste iiabituelleiiieiil en une bougie passée dans un anneau. L’écran Edoiit nous venons de donner la description peut glisser à la main sur le ruban tendu. L’opérateur, (|uaiid il veut exécuter une mesure, déplace lenteiuenl cet écran jusqu'à ce qu'il soit panenu à produire la disparition totale de la tache de matière gras.se. C'est donc en regardant alteniativeinent des denx rdtés de l'écran qu’il arrive promptement à produire l’égalité d’i’'clairemcnl (le.s deiix faces de la lame de papier. Une lecture faite alors sur la graduation que porte le rulian le met à même d’évaluer luuuériquenieut le pouvoir éclairant de la source. Il lui suffit d’appliquer la loi qui a été idablie plus haut. La bougie dont l’intensité lumineuse est prise |H>ur unité est faite avec du blanc de baleine et fabriquée dans des conditions toujours les mêmes et bien déterminées.
. Le photomètre de poche donne des indications promptes, mais on ne peut pas espérer qu’elles soient bien précises ; l’instrument présente en effet plusieui's imperfections ;
I" Il n’a pas une stabilité suflisante à cause de la tiexibilité du ruban.
I" Ou u'est jamais sûr que la Hamine de la bougie, le foyer lumineux à évaluer et le centre de la tache soient alignés à la même hauteur audessus du ruban ; les rayons émanés des deux sources {.«uveut doiic avoir des inclinaisons différentes sur l’écran.
.> La bougie placée à l’air libre a nue llannne vacillante variable d'inleiisité par le fait même de ses mouvements.
0244. Photomètre de iH . Burel. — Aussi, le photomètre de Ituiiseii a-t-il successivement reçu de nombreux perfcctioiineiiieuts. ^(M^s décrirons ici riustrumeul imaginé par un ingénieur civil, .M. Rni«l ; parce que les dispositions adoptées donnent à l’appareil une sensibilité à peu prés constaiite dans les divers points de son échelle, et que, par suite, les mesures obtenues, avec son aide, méritent une plus grande coiitlance.
Une barre prismatique de cuivre 00' (fig. 588} solideiuent établie supporte les divei-ses pièces de l’appareil. A l’une des extrémités de la l«iTe, est maintenu par une vis de pression, en un point qui est le zéro de l'échelle pliotoniétriipie, le support qui reçoit la source G dont on veut mesurer l’intensité : ce sera, par exemple, un bec de gaz. La lumière prise pour unité est une bougie de blanc de baleine B dont la llatume est rendue immobile par une cbeuiiiiée de verre analogue à celle des liées de gaz; elle est maintenue à une hauteur coiistaiite par un ressort à boudin, dételle suite (|iie le centre ce la flamme du hcc de
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•iiu, le cciilrc de l'étTiui et celui de la naiiiiiie de la huugie ^e trmiveiil coiistamiueiit sur une iiiéiiie ligne druile. Le long de la règle de métal, se ineiiveiit soliduiremenl, en denienraut à une distance invariable récran et la bungie, lixè^s sur un niènie pied. Deux iniruirs plans
inclinés à angle droit et dont l'angle dièdre est partagé en deux [wiiies égales par le plan de l’écran, permettent à l’opérateur d’apercevoir simultanément sur une même surface plane placée devant lui, les images de la tache, et il peut alors reconnaître plus sûrement le rnomenl précis on se produit l'identité d’aspect des deu.v faces qui correspond à la disparition de la tache. A l’avance, on a inscrit sur la tringle de cuivre servant de support, des chiffres qui donnent immédiatement sans calcul le rapport du pouvoir éclairant des deux lumières qu’on compare ; une fenêtre pratiquée dans la pièce à coulisse qui |)orle la lumière type el l’écran, découvre les divisions de l’échelle tracée sur la tringle; et un index correspondant é l’axe vertical de la llamme de la Isiugic, indique à l’opérateur, par sa jMtsition sur cette échelle, à combien d'unités corl'espuiid l’inlensité de la source e.xaminéc.
1245. N«iialbtll(ê du pholomêare précédent. — Polir iqqirécier le degré de sensibilité de cet instrument, il siiflitde reniarqiier que le système mobile formé par la bougie el l’écran se déplace toujoiii's de quantités égales, ({uaiid les intensités lumineuses varient comme les carrés des nombres consécutifs I, 2, ô, etc.
En effet, dans le cas où les deux lumières ont même intensité, l’écran se trouve placé à une distance du bec de gaz égale à la distance fixe / (|iii le sépare de la bougie : inscrivons le chiffre I en regard de la position actuelle de l’index. Si nous appelons niaiiilenant x la (piantité dont se déplace, à partir de ce point de départ, le système mobile, ipianil rintensilé de lu namme du bec de gaz devenant I, un fait mouvoir le
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cliariol puur que les deux faces de l’écran suieiil également éclairées: on aura d'après la loi connue :
Donc en faisant successivement :
1 = 1 4 0 10 25 etc .
on trouve cuniine valeurs correspondantes de x :
x-{) l il 3/ 4/ . ... etc.,
ce qui revient à dire que pour des différences dans les intensités lumineuses du bec de gaz et de la bougie égales aux différences des carrés des nombres consécutifs, le déplacement du système est constant, égal à I et par conséquent toujours Irês-nolable. A la rigueur, la sensibilité décroit, mais d’une manière peu rapide.
cHAmat II