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PRÉFACE. XVII

difficile de comprendre la stéréotomie sans connaître la théorie des plans tangents et des intersections de surfaces et des solides.

Comme on le voit, les candidats devront, à notre avis, posséder un fonds de connaissances théoriques aussi étendu pour subir les nouvelles épreuves que pour aborder l'ancien programme ; mais ils auront l'avantage de ne pas avoir à se préoccuper, pour l'examen, de la géométrie analytique ni de la géométrie descriptive.

Une autre amélioration sérieuse, réelle, incontestable, c'est la division des épreuves et l'établissement, entre les examens, d'un intervalle de temps nécessaire pour les préparer. L'examen unique, sur toutes les matières à la fois, ainsi que l'exigeait l'ancien programme, en y comprenant même les examens de conducteur, sur I lesquels il revenait, était la plus grande des difficultés à vaincre .

Malgré les difficultés que présente encore l'examen, la division des épreuves a rendu le succès possible. Aussi l'obstacle infranchissable depuis dix-neuf ans vient d'être surmonté, et la loi du 30 novembre 1850 vient de recevoir, pour la première fois, une sanction. M. Caillié, Jean, conducteur des ponts et chaussées , ayant subi les épreuves d'une manière victorieuse, a été nommé, par décret impérial en date du 15 septembre dernier (15 septembre 1869) au grade d'ingénieur des ponts et chaussées.

M. Caillié est donc le premier qui ait franchi la bar-

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Nous avons constaté avec plaisif que la presse ftun-* çaise de toutes nuances avait applaudi au succ?;8 de M. Caillié.

En novembre 1850, toute la presse avait également applaudi à la promulgation de la loi, votée d'ailleurs par une immense majorité : 544 suffrages contre 108.

Depuis quelques années, un nombre assez considérable déjeunes gens, pourvus de titres académiques, se sont présentés aux examens pour le grade de conducteur des ponts et chaussées. Le succès de M. Caillié ne peut qu'inspirer à tous une noble émulation, et il y a lieu d'espérer que, dans un avenir prochain, le corps des conducteurs, déjà riche depuis longtemps en hommes instruits, aura fourni son contingent d'ingé-> nieurs.

Nous avons apporté notre pierre à l'édifice, car nous étions inscrit en qualité de candidat au grade d'ingénieur, des 1 858 (Décision ministérielle du 30 décembre 1858). Ce sont nos demandes qui, avec celles faites en 1862 par notre collègue Lecompte, ont provoqué la décision ministérielle du 20 décembre 1862, laquelle a ouvert le concours en 1863, et c'est l'insuccès des candidats qui a appelé l'attention de l'empereur Napoléon, d'où le décret précité du 7 mars 1868, et par suite la sanction de la loi.

Saint-Etienne, ce 4" janvier 1870.

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