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MOYENS DE CONSTATER LA NATURE DU TERRAIN. 2K

effet, les emmanchements à tenon sont pourvus de deux épau* lements, Tun au-dessus de l'autre; la sonde repose par Tépaulement inférieur sur la clef de retenue qui repose elle-même sur le plancher. L'épaulement supérieur sert à saisir la tige avec la clef de relevée, lorsqu'on doit remonter la sonde après avoir enlevé une des branches supérieures.

Cette clef de relevé , qu'on appelle aussi fned-de-homf ^ a la forme indiquée par la figure 142. Elle est surmontée d'un anneau mobile afin de pouvoir être suspendue au cordage de la chèvre. Cette

Fig. 143.

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clef a 0",40 de hauteur.

Le manche à vis de près- ' fib/i (fig. 143) a r^iO de longueur totale et peut, au moyen de la vis, se fixer à une hauteur quelconque de la tige, n sert à faire tourner la sonde et à la soulever au besoin.

La caracole (fig. 144) sert à saisir la tige sous un épaulement des emmanchements et à soulever et retirer la sonde quand une fracture existe dan^ un emmanchement ou un peu au-dessus.

La cloche et accrocheur (fig. 148) se substitue à la caracole lorsque la fracture existe dans la tige à une certaine hauteur au-dessus d'un emmanche* ment. Cette cloche est un entonnoir taraudé intérieurement suivant un tronc de cône, et trempé de façon à être assez dur pour qu'après avoir '*»• ***• ^' *^*' coiffe la tige brisée, le filet intérieur puisse s'y incruster par le rodage* La sonde saisie ainsi par le filet peut être soulevée et retirée du trou.

Manœuvre de la sonde. — Lorsque l'on veut forer sur un point, on commence par y creuser un trou d'environ 1 mètre de profondeur, dans lequel on introduit un tuyau en bois ayant

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le diamètre des outils, et soutenu par un cadre en madriers placé au niveau du sol. On comble ensuite le trou autour de ce tuyau et Ton garnit les côtés du cadre par des planches, de manière à former un plancher sur lequel l'ouvrier sondeur puisse marcher facilement. On dispose ensuite à l'entrée du trou de sonde un collier qui recouvre le tube. Ce collier est formé de deux morceaux de bois et s'ouvre à charnière. Lorsqu'il est fermé, il ne doit laisser passer que la tige.

On installe ensuite au-dessus du trou de sonde une chèvre solidement établie et d'une hauteur suffisante pour permettre de retirer à la fois une tige munie d'un outil à son extrémité inférieure.

Les manœuvres de la sonde pendant tout le temps de l'opération consistent dans la descente de la sonde, le forage avec les tarières, le battage avec les ciseaux et la remonte de la tige.

La descente et la remonte de la sonde se font au moyen de la chèvre. Pour visser et dévisser les tiges, on place la clef de retenue sur le collier disposé au-dessus du trou, et l'on appuie Temmanchement à vis sur cette clef au moyen des épaulements inférieurs, puis on coiffe le tenon de l'emmanchement mâle avec la mortaise de l'emmanchement femelle. Les épaulements supérieurs permettent de saisir la tige avec la clef de relevé, lorsqu'on doit remonter la sonde.

Le mouvement de rotation qui fait descendre la sonde s'imprime au moyen des barres de fer appelées tourne-àgauche. On facilite quelquefois l'enfoncement en suspendant au tourne-à-gauche des poids en fonte ou même des pierres.

Pour remonter la sonde, on la soulève avec la chèvre et on la fait tourner en sens contraire au vissage avec le tourne-àgauche. La tête de sonde peut, d'après sa disposition, tourner avec la tige sans transmettre ce mouvement à la corde du treuil, puisque l'anneau par lequel elle est suspendue à cette corde est mobile.

Lorsque dans le forage on rencontre des cailloux ou des fragments de roches dures, on remplace les tarières par les

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