‹ Cours professes à l' Ecole des mines de Paris, Deuxième partie. Cours d'exploitation des minesChapitre 17 sur 53 · POIDS · texte numérisé non relu

POIDS

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BEXfOn

Roches de «^"* ordre,

terrain houiiler or-

dinaire. Schiste ar-

gileux ou micacé tendre

7ài0

Roches de 3"* ordre,

terrain houiiler fa-

cile

là 1^5

Roches de 4"* ordre,

chantier à la houille

(6"* carrés de sec-

tion).. . . • . •

OàO'3

(142) En examinant attentivement le tableau ci-dessus , on voit que si Ton voulait caractériser par des valeurs moyennes, chacun des quatre 4 premiers degrés de dureté, on pourrait résumer les résultats de ce tableau, en nombres ronds, en disant que le prix moyen de l'avancement et l'avancement mensuel seraient respectivement :

Pour les roches de l'* dureté

Pour les roches de 2* dureté

Pour les roches de 3* dureté, ou traitables.. Pour les roches de 4* dureté, ou tendres. •

140' et 4' 70 el 8 35 et 16 12 et 46

Tels sont les nombres qui pourraient servir de premier point de départ j pour débattre un prix fait avec les ouvriers. Avec une section de S'^fSO pour les (rois premiers cas, et de 6 métrés pour le quatrième, ces nombres font ressortir le mètre cube respectivement à 40, 20, 10 et 2 francs.

Il est dans la nature des choses que les résultats ci-dessus soient compris entre des limites fort éloignées. L'expérience enseigne i l'ingénieur à apprécier, en examinant attentivement un terrain et en le faisant travailler devant lui, dans quelle catégorie il peut être rangé ; mais c'est seulement la pratique des hommes et des choses de la localité^ qui peut le mettre en mesure d'apporter une certaine pré* cision dans son estimation.

(148) Connaissant, ou appréciant le prix du mèire courant de galerie horizontale à petite section, dans un terrain donné, on en déduit le prix du mètre cube de vide, et de ce dernier prix on peut conclure le prix d'une autre excavation, de formes et de dimensions données, en employant les coefGcients, ou modules de transition suivants :

Pour une section de 10 A SO mètres carrés au lieu de 3*,50. 1 à { Pour une très-grande section de 56 mètres carrés, dont IS A l'avancement et au battage au large et i4 au reban-

ché, à ravancement i^i

Id. aurebancfaé i

Pour un grand ouvrage à gradius à ciel ouvert

Pour un ouvrage fait en cheminée monLnnte if

Pour un fonçage, selon que Ton est plus ou moins gêné par

les eaux i^k%

Pour un travail en gradins dans un filon, dans le cas d'un

filon mince |à|

Id. d'un filon moyen |

Id. d*ttn filon puissant. •• i^t

Supposons, par exemple, qu'il s'agisse d'un puits dans un terrain présentant, tantôt des roches de deuxième classe, à creuser sur un diamètre de 4 mètres, sans muraillement, et tantôt des roches de troisième classe a murailler, demandant d'être excavées nu diamètre de 5 mèlres. — Supposons les premières à 20 francs et les secondes à 10 francs le mètre cube, en galeries étroites.

Le puits creusé à 4 mètres de diamètre a une section de 12°',57.

Appliquant les valeurs les plus élevées des coefficients ci-dessus, le

orix du mètre courant sera d'abord 20 X 12.57 x-., ô cause de la

grande section, et il deviendra 20 x 12.57 x i X 2 = 377 francs,

à cause de la sujétion qui resuite du fonçage et de la présence des eaux.

Dans les parties à murailler, la section sera d'environ 20 mètres, et le prix du mètre courant sera, en raisonnant comme ci-

•lessus, 10 X 20 X i X 2 = 800 francs.

m COURS B'ElHO^TAnOR DES 3ITNKS.

Ces chiffres, 3,77 francs et 500 francs, représentent le travail des mineurs seulement, le serrice du soriage étant supposé à la chai^ de Teiploitant. On les diminuerait d'un quart, et ils deviendraient respectivement 285 francs et 225 francs, si Ton était très-peu gêné par les eaux pendant le travail du fonçage.

Supposons, comme second exemple, une galerie à grande section de 36 mètres carrés, dans un rocher de deuxième classe, ou à 20 francs le mètre cube en petite galerie.

On aura :

Pour ravancement et le battage au large 20 x 12 x j = i80'

Et pour le rebanché 20x24x^=160

Total, pour les mineurs seulement.. . 540

On pourrait beaucoup multiplier ces exemples ; mais c'est à la pratique seule qu*il appartient de fixer le vrai chiffre qui convient à un cas donnée les valeurs indiquées ci-dessus, soit pour les diverses classes déroches, soit pour les modules de transition, n'étant que des moyens d'arriver à une première flpproxémafton, à rectifier par un examen spécial ultérieur.

(144) Ce qui vient d'être dit convient spécialement aux travers bancs et aux avancements.

Pour des chantiers d'exploitation dans un gtte donné, il serait oiseux de chercher à établir, à priori^ une moyenne générale du prix de revient de l'abattage.

Le travail dépend en efEet essentiellement des circonstances d'allure propres au gite, de la période d'exploitation dans laquelle on se trouve (travaux préparatoires, ou exploitation proprement dite), enfin de l'organisation du travail, suivant que les ouvriers sont chargés exclusivement de l'abattagB proprement dit, ou qu*ib ont, est outre, en totalité ou en partie, les travaux accessoires de triage, de chargement, de sortage, de remblai, de boisage, etc. , etc.

Pour la houille, par exemple, on peut citer des exemples démines où, par journée de piqueur, la pro(][uction ne dépasse pas 0^5, et d'autres où elle atteint 8 tonnes.

TRATAUX D'ABATTAGE. 908

On esty en général, plus près de la limile inférieure que de la limite supérieure, et Ton peut bien penser qu'une production de2S5 à 3 tonnes est une bonne moyenne, plutôt forte que faible. En fixant la journée du piqueur à 4 francs y compris l'éclairage, la poudre et les outils, cela ferait ressortir le prix de revient du piquage, pour une tonne de houille tout venant au pied du chantier, de 1 ',35 à 1^,60.

C'est un nombre qu'on doit retenir, avec cette pensée qu'on rencontrera assez souvent des exemples de chiffres inférieurs au pr«mier^ dans les cas favorables, comme il s'en présente en Angleterre, malgré le prix élevé de la main-d'œuvre dans ce pays, et qu'on pourra rencontrer aussi des chiffres trèssupérieurs au second, comme c'est souvent le cas dans certaines couches minces, dressées, sans sous-caves et à mauvais toit, de la Belgique et du nord de 1% France.

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