‹ Cours professes à l' Ecole des mines de Paris, Deuxième partie. Cours d'exploitation des minesChapitre 20 sur 53 · ft · texte numérisé non relu

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L'égalité fn-4-ii=m'-hn* devient

S22 COURS D'EIPLOITATiON DES MINES.

d'où l'on déduit

et par suite

Si l'on supposait, ce qui est un résultat assez acceptable comme moyenne, a = ^^ ^ = 3, on en déduirait

Ainsi, avec un^per^onnel donnée la production de la mine pourrait augmenter d'un septième.

Si, au lieu d'un personnel donné, on supposait un développement

donné de chantiers d'abattage, sans limitation de personnel, la pro-

' duction des piqueurs pouvant être occupés à un chantier donné, et,

par conséquent, la production pour la mine entière serait propor-

tionnelle à la quantité t— - .

Elle doublerait donc dans l'hypothèse où l'on ferait a= ô-

Les nombres ci-dessus, . et j^-^ » montrent quels avantages

considérables, au point de vue de la production, peuvent être réalisés par remploi des baveuses mécaniques. Mais il faut que cet emploi ne soit pas impossible, ou au moins ne soit pas trop onéreux.

Or la dépense de première installation sera toujours assez importante,etreffetutilejournalierd'unappareildonné sera bien réduit, s'il doit fonctionner à des chantiers peu étendus en largeur, et là où la consistance du toit de la couche, ou de la couche elle-même, exigera de boiser à front de taille ; car alors on perdra trop de temps et de main-d'œuvre à transporter la kaciaine d'un chantier à l'autre, et à rengianier le boisage pour la laisser passer le long du front de taille.

APPLICATION DBS MOTBKS MtCAIlIQDES A L'ABATTAGE. 2S3

Je crois donc qu'il pourra bien arriver que l'emploi du havagc mécanique, tout important qu'il i assorte de la discussion ci-dessus, ne soit pas applicable chez nouj au même degré, à beaucoup près, que dans les houillères anglaises.

(168) Les appareils perforateurs, destinés à faire des trous de mine, ont beaucoup attiré Tattention des ingénieurs, depuis la première solution pratique qui en a été donnée par M. Sommeiller, au grand travail de percement du mont Cenis.

On peut concevoir que ces perforateurs agissent par rotation; mais le plus souvent ils agissent par percussion, en imitant le tra* vail à la main.

Comme appareil de rotation, nous citerons le perforateur Leschot, mis en mouvement pap un moteur de l'invention de M. Perret, qui n'est autre chose qu'une petite machine de rotation à colonne d'eau^ à grande vitesse.

L'application de ce récepteur au perforateur Leschot, étudiée par MM. de la Roche-Tolay et Perret, a permis de simplifier beaucoup ce perforateur, par la suppression des organes destinés à lui donner le mouvement de translation dans le sens de l'axe. On se contente, ce qui est à la fois plus simple et plus satisfaisant, de le tenir appuyé contre le fond du trou par la pression constante de l'eau agissant sur sa tète, pression dont on varie l'inlensilë selon la nature de la roche.

L'appareil est très-bien étudié dans tous ses détails et semblerait appelé à se répandre dans la pratique, si le prix élevé des diamants noirs n'y mettait un sérieux obstable.'

Comme pour l'appareil mû à la main, son emploi est d'autant pins indiqué que la roche est plus dure. Il est représenté sur la figure 140 (voir la légende des planches).

(159) Le premier perforateur à percussion qui ait fonctionné est, avons nous dit, celui de M. Sommeiller, au percement du mont Cenis.

Ce percement, le plus considérable qu'on ait fait jusqu'ici, devait être exécuté sur une longueur de 12,200 mètres, et le relief du sol excluait, sauf sur une petite étendue au voisinage des deux tè-

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tes, rétablissement des puits de service, qui, auraient dû avoir des profondeurs excessives, jusqu'à i ,000 mètres et plus dans la partie centrale. >

Ainsi, on avait une longueur de plus de 12 kilomètircs à exécuter au moyen de deux chantiers seulement. D'après la nature des roches qui ont élë traversées, on peut bien pensée que TiNvancément mensuel moyen, môme en marchant à trois postes, aurait difficilement ' dépassé 10 à 15 mètres par les procédés ordinaires du travail à la main ; de sorte que la durée d'exécution, sur le pied }n*ofrirM^m^il exagéré de 200 mètres par an, aurait été d'une trentaine i'améesau moms^

Une telle durée équivalait, pour une compagnie industrielle, à une sorte d'impossibilité, à cause de la dépense qui fût devenue excessive par suite de l'accumulation des intérêts du capital engagé dans l'entreprise, et surtout par suite de la dépréciation que cette lacune persistante aurait apportée aux deux lignes de chemin de fer, que là percée devait réunir. La plus grande rapidité dans Texécution était donc une condition essentielle à remplir. C'est à l'occasion de ce grand travail que M. Sommeiller, après de nombreux essais, a pro*posé et a fait accepter la double idée, d'abord, d'après les conseils de M. Colladon, d'employer l'air conrprimé, pour transporter jusqu*au front de taille, à une distance jusque-là inuAtée^ la force motrice des chutes d'eau dont on disposait aux deux tètes du souterrain, et en-^ suite, d'appliquer lafort^e motrice ainsi transportée à des appareils perforateurs, dont la première pensée semble due a un ingénieur an • glais, M. Bartletl, mais que M. Sommeiller lui-même a grandement perfectionnés.

Les appareils à comprimer l'air ont été décrits dans le Cours de machines (n^ 390 et suivants).

Nous n'avons à parler ici que des appareils perforateurs qui, successivement perfectionnés par l'inventeur, ont permis d'accélérer de plus en plus le travail, à mesure qu'il avançait, et qu'on aurait pu penser qu'il devenait, par cet avancement même, plus difficile.

L'avancement trimestriel a souvent dépassé 200 mètres, et le travail qui, par les procédés ordinaires, aurait probablement dépassé SO ans, comme nous venons de le dire, et qui, en 1802, lors de la

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