‹ Cours théorique et pratique d'accouchemens (volume 4)Chapitre 2 sur 63 · PA · texte numérisé non relu

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Ex génération, ce mystère impéné ter lequeNS , le genre humain se reproduit sans cèsçe, BhBras

la conception , la grossesse et l accouchement. Ce sont là trois coriditions dont le concours est absolument nécessaire pour accomplir le vœu de la nature. Par la conception, la matrice est fécondée ou recoit le germe qu’elle développe pendant la grossesse; et dans l'accouchement, cet organe, non moins merveilleux dans son action que dans sa structure, expulse, à travers la filière du bassin, le fœtus, parvenu au terme de sa maturité, avec rRoûtes ses dépendances:

L'accouchement n’est donc, à proprement parler, que l'expulsion d’un fœtus vivant et à terme, hors du sein de la matrice : définition qui donne de son objet, au moins quant à son acception naturelle, l’idée la plus exacte et la plus complète, et qui, par conséquent, est la plus conforme aux règles d’une saine logique. | |

°. Elle rejette le préjugé du vulgaire, et même lopinion erronée de certains accoucheurs peu in- struits, qui font jouer un rôle actif au fœtus, lorsqu'il vient au monde.

"2" he distingue l'accouchement vrai, ou proprement dit, d’avec ces sortes d’accouchemens trompeurs, où la matrice n ’expulse qu'un fœtus privé de

la vie, ape mes ou Le souvent une. môle ; ‘des mucosités, des concrétions poly. peuses, des hydatides, de l’eau, du vent, etc.

5°. Elle empêche de confondre l'accouchement à térme avec cés accouchemens plus ou moins préma-! turés, auxquels on donnelenom d'asortemensou de: fausses-couches, et dans lesquels le fœtus présente! des caräctères d’immaturité plus ou moins sensibles. |

4°. Enfin , elle spécifie l'accouchement. qui suc, céde à la grossesse. utérine, étnon à ces grossesses] qu’on: nomme vulgairement extra-utérines Parce, que le produit de la conception s’est développé par, une espèce d'erreur délieu dans les PRE » sur des, ovaires, ou. dans. l'abdomen: at sisvut é

Mais ce n’est point assez que la matri ice. expulse le

fœtus auquel elle a servi, pour ainsi dire , de récep, tacle et d’ astlagctnabt la grossesse ;. 1l faut: encore qu’elle se livre à quelques nouveaux efforts pour terminerson ouvrage.A la vérité, le but principal dela, nature! est te jusque-là, LPS un. nouvel.étre respire:et voit le jour; Maïs, la mère. qui l'a. formé en grande partie de sa propre substance »-Courrait, les plus grands dangers, si elle n’était. débarrassée. des tidaliuties qui .énveloppaient. le fœtus, et, du placenta ou délivre: qui suppléait aux organes de la digestion et: de la respiration avant sa naissance: Ce sontlà ces dépendances auxquelles on a donné. le noma de secondines ou d'arrière-faix|,etdont Y'expulsion constitue la délivrance, sorte d’ accouchement secan: daitrenonm O1 ns iportan bacon paitrequelepremie l'e

INTRODUCTION. | x} : L'expulsion du fœtus, on l'accouchement proprement dit ;et la délivrance, ou l'expulsion de l'arrière

faix, tels sont donc les deux principaux objets de la

science qui enseigne à secourir la femme en travail. Quelques physiologistes se récrieront peut-être , sl nous avancons que l’accouchement, en général, se réduit à une opération mécanique ; mais il est si facile de prouver cette assertion! En eflet, qu'on observe tant qu'on voudra ce qui se passe dans cette fonction naturelle ; qu'y verra-t-on ? Une puissance qui force un corps ou un mobile à traverser un canal osseux. Or, qu'est-ce que cette puissance ? c’est la matrice ; ce mobile ? c’est le fœtus; ‘et ce canal ? c'est de bassin de la mere. | . D'ailleurs, tous les praticiens admettent cette manière d'envisager l’accouchement. Cela est si vrai, que, dans les cas extraordinaires, il n’en est pas un seul qui n'ait recours à la main ou à quelqüe instrument pour suppléer à l’inertie de la matrice ,ou pour écarter les obstacles qui s'opposent à l'expulsion du fœtus. Mais, puisque l’art qui doit toujours tendre

à imiter Ja nature, agit mécaniquement, pourl’aider

quand elle est impuissante , ne serait-ce pasune contradiction manifeste , d'attribuer à cette prévoyante mére une autre manière d'opérer, ou de soutenir que l'accouchement n'est pas une opération mécanique ? |

Cela pose , cette importante fonction doit sexécuter d’une manière conforme au vœu de la nature, lorsque la puissance expultrice l'emporte sur les 0b-

xi) INTRODUCTION.

stacles qui s'opposent au passage du fœtus à traverse, canal du bassin. Au contraire , l'accouchement sera toujours non naturel, et par conséquent pénible ou laborieux , même impossible ou RER pour la mére et pour l’enfant, lorsque ces mêmes obstacles seront plus ou moins difficiles à a surmonter ,et exigeront plus ou moins impérieusement les secours de l’art. Dans le premier cas ,'le ministère de l’accoucheur est inutile, ou se borne à si peu de chose, qu'il ne diffère presque point du rôle de simple spectateur. Dans le second, il doit être plus ou moins actif , puisqu'il est nécessaire de suppléer aux efforts impuissans de Ja nature par des forces ge 2 id ÿ « moins que dans quelques circonstances , à la vérité bien rares, il ne soit à propos de modérer ou de ralentir la marche trop rapide du travail. |

Le point le plus essentiel en pratique, est donc de bien distinguer le domaine de l’art d’avec celui de la nature. C’est la ce qui constitue le vrai tact de -laccoucheur, qualité rare et précieuse, qui est en grande partie le fruit d’une longue habitude , et qui élève tant le praticien éclairé au dessus de l’aveugle routinier.

Mais quelque utiles que puissent être les lecons de l'expérience il faut néanmoins convenir que celui qui se destine à la carrière des accouchemens, en retirerait peu d'avantage, s’il n’était déjà éclairé par le flanbeau de la théorie, ou s’il ne possédait d'avance cet ensemble ‘de principes et de connaissances qui constituent les élémens de son art. Pour arriver à ce

INTRODUCTION. xi

degré d'instruction , qu’on peut regarder comme le préliminaire ou le fondement d’une solide pratique, voici la marche qui nous paraît la plus simple et la plus naturelle. Il faut , premièrement, étudier avec soin la structure des organes de la femme quiservent à l'accouchement , et surtout leur rapport avec le fœtus , dont l'expulsion est le but que la nature se propose ; secondement , analyser et décomposer le mécanisme de l'accouchement naturel , et méditer attentivement sur la manière dont cette fonction s'exécute; troisièmement, faire l'application des préceptes puisés, pour ainsi parler; à l’école de la nature , afin de remplir les indications que présentent les accouchemens non naturels. T'el est le triple objet de la théorie de l’accouchement ; telle sera aussi la triple division de l’ouvrage dans lequel nous entreprenons de la développer. |

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