‹ Cours théorique et pratique de langue françaisChapitre 167 sur 527 · I. Ncms des deux genres · texte numérisé non relu

I. Ncms des deux genres

§ 2. AIDE , appliqué aux personnes, est masculin ou fénin , selon qu'il désigne un homme ou une femme : fai besoin aTun aide. (Acad.) Cette sage- femme est /'une de ses aides. (Acad.)

Dans le sens de secours, assistance, il est toujours féminin : aide prompte; aide assurée. (Acad.)

§ 3. AIGLE, employé au propre, est masculin:

Le grand et le petit aigle sont chacun d'une espèce isolée. (Butïon.)

Mais s'il désigne une aigle femelle, on doit l'employer de préférence au féminin: L'aigle est remplie de tendresse pour ses petits. (Boniface.)

Dans le sens d'enseigne, d'armoiries, de devise, de constellation, il est féminin :

Pourquoi , malgré nos chaînes, Avons-nous combattu sous les aigles romaines ? (Voltaire.)

Aigle éployée d'argent, de sable. (Acad.)

Mais au figuré, et dans toutes les autres acceptions, il est masculin :

Cet homme est un aigle. — Le geand aigle de la Légion d'honneur. — Du papier geand aigle. (Acad.)

§4. AMOUR est aujourd'hui masculin au singulier, dans toutes ses acceptions : Mon cher pays, mon premier amour. (Acad.)

Il n'est plus cet amour qui me fut si fatal. (C. Delavigne.) Au pluriel il est féminin dans le sens de passion.

Cette Esther , l'innocence et la sagesse môme

Que je croyais du ciel les plus chères amours. (Racine.)

Dans cette acception, les poètes le font quelquefois masculin, et l'on peut dire qu'en général l'harmonie seule les détermine dans le choix du genre qu'ils attribuent à ce nom •

Que de la vérité les vers soient les esclaves,

De ses chastes faveurs faisons nos seuls amours. (C Delavigne.)

Amour, divinité de la fable, est masculin au singulier et au pluriel.

Amoue-propre est toujours masculin.

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