Les pigeons polonais sont plus gros que les pigeon-paon
10. Eurotas , Eurotas, que font ces laurier-rose Sur tou rivage en deuil par la ujort habité! (C. Dclsvigne.)
J 1 .L'usage de~. bahi-marie date de la plus haute antiqukè
12. Dans toutes les grandes villes de l'Europe ou a fondé des Hôtel' Dieu à (Instar de celui de Paris.
13. Nous courons en colin-maillard après le plaisir; et lorsque, après l'avoir saisi, nous ôtens le bandeau, ce n'est plus ce que nous avons pensé.
14. Les reine-marguerite elles asters, lee soucis et les soleils n ïrtent tous des fleurs radiées.
15. Les sables de l'Afrique où nous n'avons pas de garde- chasse nous envoient des nuées de cailles et d'oiseaux de passage qui traversent la mer au printemps pour couvrir nos tables en automne.
t6. Les porc^pic, quoique originaires des climats les plus chauds de l'Afrique et des Indes, peuvent vivre et se multiplier dans lefs pays, moins chauds.
17. Les lot/jhcrrvier du Canada sont plus petits et plus blanc* que ceux d'Europe ; c'est cette différence qui les a fait appeler nhaf-eerv'^r.
DU NOM, — THEOBIE.
§ 35. Quand un nom composé est formé d'un substantif et d'un adjectif qui le qualifie, ils prennent l'un et
l'autre la marque du pluriel :
Les civettes cherchent, comme les renards, à entrer dans les b a sses-coubs pour emporter les vol ailles. (Buîfon.)
Mais on écrit :
Un blanc-seing, des blanc-seings (des seings, des signatures sur papier blanc.)
Un terre-plein, des terre-pleins (des lieux pleins de terre.)
Il n'y a pas ici rapport d'attribution entre l'adjectif et le nom exprimé, mais entre l'adjectif et un nom sous-entendu. Un chevau-léger, des chevau-legers.
Remarque. Cette orthographe est celle de l'Académie ; beaucoup de grammairieus , qui ue voient dans chevau que l'altération de cheval, la repoussent. Le pluriel chevau-légers ne prouve-t-il pas cependant que chevau n'est pas employé pour cheval , et ne peut-on, avec quelque raison, supposer que dans cette expression chevau figure par abréviation pour chevauchent % vieux mot qui signitie cavalier?
Un cent-suisses , des cent-suisses , un soldat, des soldats du ré-iment des cent-suisses.
Un courte-haleine, des courte-haleine, une personne, des personnes qui ont Y haleine courte.
Une grand' mère , des\
Une grand? rue 3 des î supprime.
grand' rues. j
§ 36. S'il entre dans la formation du nom composé, un mot pris adjectivement qui ne s'emploie pius seul, ce mot prend, comme le substantif, le signe du pluriel. Tels sont lot/p-garou , porte-cochère , pie-grièche, loup-cervier, qui font au pluriel loups-garous , pies-grièches , etc.
Les loups-cebyiers du Canada sont plus blancs et plus petits que ceux d'Europe. (Buffon.)
§ 37. Quand un nom composé est formé de deux substantifs unis par une préposition , le premier prend seul le signe du pluriel :
Presque tous les tableaux de ce peintre sont des chefsd'gbuvbe. (Acad.)
Dans ce cas le second substantif sert de complément au premier, qui quelquefois n'est qu'un mot pris substantivement : Les belles-de-suit du Pérou, l'arbre triste des Moluquesne fleurissent que la nuit. (Bernardin de St-Pierre.)
grand' mères.
Une granîTmessèj des grand'messes.
1 L'adjectif , invariable dans les f substantifs féminins et leurs analogues, est toujours suivi d'une aposj trophe qui tient lieu de Ye muet
DU NOiî. — APPLICATION. 181
§35. — l.Les loriots mangent la chair des cerises, el les gros-bec cassent les noyaux et en mangent l'amande.
2. Les terre-plein sont des terres rapportées entre deux murs ; ils sont employés pour fortifier les villes de guerre.
3. Les blanc-seing sont des armes perfides dans les mains d'un fripon.
4. Le pape entretenait autrefois pour la garde du vice-consul d'Avignon cinquante chevau-léger vêtus de rouge.
5. Les sens de mauvaise foi sont des pied-bot en affaires; ils marchent difficilement.
6. Les aigue-marine sont des pierres précieuses qui ont des reflets verts semblables à l'eau de mer.
7. Tout cent-suisse avait le rang et la solde d'un sous-officier de ligne.
8. Les femmes bel-esprit sont des fléaux pour tous ceux qui les entourent.
9. Les chat-huant, les chauve-souris et les hiboux sont de vilains oiseaux.
1 0. Louis XIT revendiquait le duché de Milan, parce qu'il comptait parmi ses grand-mère une sœur d'un Visconti, lequel avait eu cette principauté.
11. Cette jeune fille va tous les dimanches à la grand-messe avec sa grand-mère et ses deux grand-père,
12. On va V Rome pour voir des tableaux, des ruines et des bas • relief.
§ 36, 37. — 1. Nous n'Attribuons aucun des chef-d'œuvre de l'homme au hasard; pourrions-nous croire que lui-même en serait l'enfant?
2. J'ai toujours eu pour principe de ne jamais faire des lettrede-change.
3. Allez dans la prairie, et vous pourrez admirer à la fois mille arc-en-ciel peints sur chaque goutte de rosée.
4. Les ver-à-soir, sont si communs à Tonquin, que la soie n'y est pas plus chère que le coton.
ht H n'y a aujourd'hui ni garde-royal, ni garde-du-corps ni Suisses , ni cent-suisse.
6. Les marchandises que les Lapons apportent aux foires sont des peaux de renard, de castor, d'hermioc, de petit-gris et d'ours.
§ 88. Les noms unis par une préposition sont invariables quand ils forment une expression où ne figurent que des termes accessoires et complémentaires du terme principal sous-entendu :
Des coq -à- lJ âne, discours sans suite où Ton passe d'une chose à une autre tout opposée (du coq à l'àné).
Des pied-à-terre, lieux où l'on ne réside qu'en passant , où l'on n'a qu'un pied à terre.
Des tête-à-tête, des entretiens, des entrevues de deux personnes qui sont seule à seule, tête à tête.
§ 39. Quand un nom est formé d'un substantif et d'un mot invariable, le substantif seul est susceptible de l'accident de nombre; et selon qu'il éveille une idée d'unité ou de pluralité, il s'écrit avec ou sans 5, indépendamment du nombre de l'expression dont il fait partie. On écrira donc :
Une garde-robe, des garde-robes.
Un contre-coup, des contre-coups.
Une arrière-saison y des arrière-saisons, etc., etc.
Biais on écrira sans s au pluriel :
"Des abat-jour, des fenêtres qui abattent le jour.
Des chasse-marée , des voituriers qui chassent, qui apportent ta marée.
Des coupe-gorge, des lieux où l'on coupe la gorge.
On écrit enfin avec un s, tant au singulier qu'au pluriel :
Un ou des cure-dents, instrument à l'aide duquel on se cure les dents.
Un ou des essuie-mains , linge pour essuyer les mains.
Un ou des couvre-pieds , couverture qui sert à couvrir les pieds, etc.
Observation. Garde dans un mot composé est substantif et varia - Me si le nom dont il fait partie désigne une personne : des gardesmalades, des GARDES-wofcs ; il est verbe et invariable si l'expression
totale désigne une chose : des Gàrde-/o?*s.
§ 40. Lorsqu'un nom composé ne renferme que des mots invariables de leur nature, aucun d'eux ne prend le signe du pluriel :
Un in-douze, des in-douze.
Un oiii-dire, des ouï-dire.
Un passe-debout, des passe-debout.
Un pour-boire, des pour-boire.
On qu'cn~dira-t-on, des qu'en-dira-t-on* etc.
§38. — 1. Ceux qui viennent interrompre des tête-à-tête ennuyeux sont toujours les bien-venu.
2. La plupart des gens font des coq-à-l'âne comme Monsieur Jourdain faisait de la prose.
3. Je voudrais avoir autant de pied '-à-terre qu'il y a de saisons : l'hiver, j'habiterais l'Italie ; le printemps, l'Angleterre; l'été, la France ; et l'automne, la Suisse, afin de ne contempler la nature que dans son éclat.
§ 39. — 1 . j'allais avec la foule des gobe-mouche attendre sur la place l'arrivée des courriers.
2. Il y eut deux anti-pape dès le milieu du quatrième siècle.
3. En m'allant promener avec lui les après-midi, je mettais quelquefois dans ma poche deux gâteaux qu'il aimait beaucoup.