‹ Cours théorique et pratique de langue françaisChapitre 248 sur 527 · smène est auprès d'elle, Ismcne — en pleurs · texte numérisé non relu

smène est auprès d'elle, Ismcne — en pleurs

La rappelle à la vie ou plutôt aux douleurs. (Racine.)

24. Dans nos souhaits innocents nous désirons être — vue, pour jouir des riches couleurs de l'aurore; — odorat, pour sentir les parfums de nos plantes; — ouïe, pour entendre le chant des oiseaux; — cœur, pour reconnaître ces merveilles. 25. L'animal porte-sonnette

Avec ses ongles — d'acier. (La Fontaine.)

§ 138. TOUT, suivi de l'adjectif autre, est invariable ou variable.

Il est invariable , quand il modifie autre : V ous ne sauriez croire combien cette maison de Marly est agréable; la cour y est tout autre qu'à Versailles.

(Racine.)

C'est-à-dire, tout a fait, complètement autre*

Voici de tout autres affaires, (J. J. Rousseau.)

C'est-à-dire, des affaires tout à fait, absolument autres.

§ 139. Il est variable, quand il modifie un substantif exprimé ou sous-entendu :

Un homme, qui a vécu dans Vintrique un certain temps, ne peut plus s en passer ; toute autre vie pour lui est languissante. ( La Bruyère.)

C'est-à-dire, toute vie autre, toute vie différente, etc.

Toute autre serait pour vous plus sévère qu'elle.

C'est-à-dire, toute femme autre.

§ 140. TOUT , précédé ou suivi de un, une, est invariable, parce qu'alors il modifie toujours l'adjectif autre :

Une tout autre place qu'un trône eût été indigne d'elle. (Rossuet.)

Pour vous', vous méritez tout une autre fortune. (La Fontaine.)

§ I44 1 . TOUT, placé avant un nom propre de ville, se met toujours au masculin , parce qu'il modifie le mot peuple sous-entendu :

Tout Smyrne ne parlait aue d'elle. (La Bruyère. )

Tout Rome est consterne. (Vertot.)

Ici l'accord est sylleptique, le mot peuple est dans la pensée, et c'est avec ce terme que tout s'accorde.

§ 142. TOUT modifiant seul un substantif, énonce ou un sens distributif ou un sens général ; dans Je premier cas c'est le singulier qu'on emploie; dans le second, c'est le pluriel :

Sens distributif.

En toute chose il faut considérer la [fin. (La Fontaine.)

C'est-à-dire , en chaque chose.

La sotte gloire est de tout pays.

(Madame de Sévigné.) Se vantant soi-même à tout propos.

(Boileau.)

On peut dire qu'en général l'emploi du nombre est su bordonné à la pensée de l'écrivain.

Sens général.

Ceux que nous appelons anciens étaient véritablement nouveaux en toutes choses. (Pascal.) C'est-à-dire, en toutes les choses.

En tous pays tous les bons cœurs [sont frères. (Florian.) Il l'admire à tous coups , le cite à [ tous propos. (Molière.)

§138. 139, 140. TOUT. 1 . Des droits de se* enfants une mère jalouse Pardonne rarement au fi!s d'une autre épouse. . . — autre aurait pour moi pris les mêmes ombrage? Et j'en aurais peut-être essuyé plus d'outrages ;

(Racine.)

2. Cicéron préféra à — autre gloire celle d'être appelé le père le la maîtresse du monde : Catilina avait une -— autre ambition.

3. L'esprit se forme plus par la conversation que p&r — autre chose.

4. Je m'imaginais qu'un honnête homme devait songer à — autre chose qu'à ce qui s'appelle philosophie.

5. Ce qui cause nos sensations est — autre chose que ce que nous croyons.

6. Cléopàtre aima mieux mourir avec le titre de reine , que de vivre dans — autre dignité.

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