inventai des couleurs, — armai la calomnie
— intéressai sa gloire; il trembla pour sa vie. (Racine.)
7. Nous blâmons beaucoup les malheureux des moindres fautes, et — les plaignons peu des plus grands malheurs.
8. Les chaînes que la foi impose sont douces ; elles sont aisées à porter et — ne doivent paraître trop pesantes qu'aux esprits vains et léger».
9. La richesse ne cherche pas les hommes libres ; elle se pénètre pas dans les solitudes ; — ne court pas après la vertu ; — fuit surtout la vérité.
10. Je crains Dieu, cher Abner, et — n'ai point d'autre crainte. (Racine.)
1 1 . Il n'avait rien fait pour empêcher que le malheur n'arrivât et — s'étonne qu'il soit arrivé 1
12. 77 était respecté parce que — était juste; il était aimé parce que — était bienfaisant ; il était craint parce que — était sincère et irréprochable.
§ 171. — (. Ma mère, mes sœurs et moi — ferons le voyage en Italie au printemps prochain.
2. Rica et moi — sommes peut-être les premiers Persans que l'en* vie de savoir ait fait sortir de leur pays.
3. M. le président de Maisons et moi — fumes indisposés le 4 novembre dernier ; mais heureusement tout le danger tomba sur moi.
4. Vous, votre mère et votre sœur — avez versé tant de larmes que la source en doit être tarie.
5. Ri vos nymphes, ni moi — n'avons juré par les ondes du Styx.
6. Il faut que toi et ceux qui sont ici — fassiez les mêmes serments.
GRAilll. COMPLÈTE, — Tu. kT ÀPPL. 11
242 DU PBONOM. — THÉORIE.
SU. Des pronoms personnels employés comme complément «i
172. Les pronoms, employés comme compléments, se placent immédiatement avant Je verbe dont ils dépendent, quand celui-ci figure à un autre mode que l'impératif.
Quand on sent qu'on n'a pas de quoi se faire estimeb de quelqu'un, on est bien près de le haïr. (Vauvenargues.)
S *73. Quand le verbe est à l'impératif, le pronom le suit si le sens est affirmatif, et le précède, si le sens est négatif Ren<h-MQi chrétienne et libre , à tout je me soumets. (Voltaire.)
Dissipe tes douleurs Et ne me trouble pas par ces indignes pleurs. (Boileau.)
S 174. S'il y a deux impératifs unis par une des conjonctions et, ou, le pronom complément du dernier peut se placer avant ou après le verbe :
Polissez-Le. sans cesse et le repolissez. (Boileau.)
§ 175. Si un impératif a deux pronoms pour compléments, le pronom complément direct doit s'énoncer le premier :
Là , regardez-moi là durant cet entretien,
Et jusqu'au moindre mot imprimez-LE-vous bien. (Molière.)
S 176. Mais si l'un des pronoms moi, toi, le , la, entre dans une proposition où le pronom y figure, alors , par raison d'euphonie', y s'énonce le premier; ainsi l'on ne dit pas : fie-t'y, attends-t'y; mais : fies-\-TQi, attends-Y -toi.
S 177. Le pronom personnel complément d'un infinitif dépendant d'un autre verbe, se place le plus ordinairement entre ies deux verbes :
Viens , suis-moi , la sultane en ces lieux doit se rendre. (Voltaire.)
Quelquefois aussi on l'énonce avant les deux verbes :
Quels périls vous peut faire courir Une femme mourante et qui cherche à mourir? (Racine.) Soleil , je te viens voir pour la dernière fois. (Le même.)
Observation. Cette transposition , qui donne plus de saillie et de vivacité à la pensée , ne doit avoir lieu cependant que si elle ajoute à l'élégance et a l'harmonie de la phrase :
L'un voulait le garder, l'autre le voulait rendre. (La Fontaine.)
Comme l'un le voulait garder eût été désagréable à l'oreille , le poète a suivi la construction ordinaire dans son premier hémistiche t et , dans le second , il a placé le pronom avant les deux verbes, parce qu'il n'en pouvait résulter aucun son désagréable , et que l'expression y gagnait en netteté.
iîl. Des pronoms personnels employés comme compléments
§ 172, 173, 174, 175. — 1. Heureuse l'âme qui, — élevant (sot elle) au-dessus (Telle-même, et, malgré le corps qui — appesantit (elle) , remontant à son origine, passe au travers des choses créées sans — y arrêter (sot) , et va — perdre (soi) heureusement dans le sein de son Créateur !