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Pour ébranler mon cœur

Est-ce peu de Camille, — jciguez-vous (à elle), ma sœur? (Corneille.)

3. A chaque instant qu'on la voit, on — trouve — (en elle) un nouvel éclat.

4 . On me parle de vous très-sonven^ et je ne cherche point longtemps mes réponses, car je — pense — à l'instant môme.

5 194. EN. 1. Aussitôt qu'on aime son pays, on a le droit de se — occuper — , et de — donner — le tribut de ses lumières.

2. Je vous recommande encore ce jeune homme, et tachez de vous — occuper — plus activement que vous ne vous — êtes occupé — jusqu'à présent.

11 s'élança sur son ennemi, l'attaqua avec vigueur et se — rendit maître -— après quelques instants de combat.

Observation. 1. Les liens que forme l'ambition ne tardent pas à être rompus par elle.

2. Les voyages de l'imagination font de temps en temps du bien à l'âme, et produisent sur elle l'effet de l'exercice sur le corps.

250 DU PSONOM. — THÉORIE.

Emploi du pronom soi.

§ 195. Soi, pronom des deux genres, est ordinairement en rapport avec un nom ou un pronom singulier; on le trouve rarement en relation avec un pluriel sans que la clarté l'exige. Ainsi Ton doit dire :

Que de germes de mort traînent avec eux les pauvres humains (De Boufflers) , et non avec soi.

§ 196. Les termes avec lesquels soi est en relation sont ies pronoms indéfinis chacun, on, personne, quiconque, etc., et les expressions vagues celui qui, tout homme, etc. :

On peut toujours trouver plus malheureux que soi. (La Fontaine.)

Tout homme apporte avec soi, en naissant, des germes de destruction.

§ 197. On emploie encore soi, quand la proposition énonce un sens général , et commence par un infinitif, un verbe impersonnel , le pronom démonstratif ce ou le pronom relatif qui employé elliptiquement pour celui gui :

Ètbe trop mécontent de soi est une faiblesse.

Il dépend toujours de soi d'agir honorablement.

Qui ne songe qu'à soi quand la fortune est bonne, Dans le malheur n'a point d'amis. (Florian.)

§ 198. Cependant après on, chacun, etc., on emploie lui au lieu de soi quand ce dernier pronom pourrait donner lieu à une équivoque :

Chacun trouve à redire en autrui ce qu'on trouve à redire en lui. (La Rochefoucauld.)

§ 199. Quel que soit le nombre du substantif pris dans un sens déterminé, on se sert de soi, quand l'emploi de lui, eux peut donner lieu à une équivoque , comme dans cette phrase :

Fous dites que ce jeune homme aime beaucoup son frère; détrompez-vous, il n'aime que lut.

Pour être claire, la pensée doit être énoncée ainsi :

Fous dites que ce jeune homme aime beaucoup son frère; détrompez-vous, il n'aime que soi.

Car la proposition , il n'aime que lui , serait plutôt la confirmation, que la réfutation de ce qui précède.

§ 200. Soi est quelquefois encore employé avec un sujet déterminé, sans qu'il y ait nécessité de sauver une équivoque ; c'est lorsqu'il donne à la phrase plus de précision et de vivacité :

Idoménée revenant à soi remercia ses amis. (Féneîon.)

Toi

Emploi du pronom soi.

§ 195. Voici quelques exemples où le rapport de soi avec un pluriel n'a rien de choquant :

1. Seigneur, que tant de profanations que les guerres traînent après soi, vous fassent enfin jeter des yeux de pitié sur votre Église !

2. Les nouveaux enrichis se ruinent à se faire moquer de soi.

3. Il est certain travail de temps qui donne aux choses humaines le principe d'existence qu'eues n'ont point en soi,

§ 196, 197, 198, 199. — l. Quiconque rapporte tout à •— n'a pas beaucoup d'amis.

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