‹ Cours théorique et pratique de langue françaisChapitre 304 sur 527 · I. Du Sujet · texte numérisé non relu

I. Du Sujet

§ 261. Tout verbe employé à un mode personnel est sous la dépendance d'un sujet exprimé ou sous-entendu :

Je suis jeune , il est vrai ; mais aux âmes bien nées

La valeur n'attend pas le nombre des années. (Corneille.)

Va , cours , vole et nous venge.

Pour toi va, toi cours, toi vole et toi venge nous.

§ 262. Tout verbe à un mode, autre que l'impératif, doit avoir un sujet exprimé, et tout sujet doit avoir un verbe : Cette pbrase :

En quoi César l'emporta sur Pompée, fut d'avoir autant de soin à se concilier la faveur du peuple que celle des soldats,

est vicieuse,parce que fut,\erbe à l'indicatif, n'a pâ.s àe sujet; Et cette autre :

Les passions sont comme les liqueurs spiritueusef QUf, moins elles s'exhalent, plus elles acquièrent* de

force;

est vicieuse, parce qu'un des sujets, qui, n'a pas de verbè* On les rendra correctes l'une et l'autre en donnant à la

première le sujet qui lui manque , et en retranchant de ia

seconde le sujet qui y figure sans utilité. On dira donc :

Ce en quoi César V emporta sur Pompée ce fut d'avoir autant de soin à se concilier la faveur du peuple que celle des soldats.

Les passions sont comme les liqueurs spiritueuses ; moins elles s'exhalent, plus elles acquièrent de force.

§ 268. Le sujet séparé du verbe par des compléments d'une certaine étendue ne doit pas être rappelé au moyen du pronom il, comme l'ont fait quelques-uns de nos écrivains.

Louis , en ce moment , prenant son diadème ,

Sur le front du vainqueur il le posa lui-même. (Voltaire.)

Le poète devait dire : Louis.... posa et non Louis, il posa, car de cette dernière construction résulte un pléonasme vicieux.

DU YERBE. — APPLICATION.

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