‹ Cours théorique et pratique de langue françaisChapitre 306 sur 527 · II. Accord du verbe avec son sujet · texte numérisé non relu

II. Accord du verbe avec son sujet

§ 264. Tout verbe employé à un mode personnel s'accorde en nombre et en personne avec son sujet exprimé ou sous-entendu :

J'ai beau vous arrêter, ma remontrance est vaine.

Allez, pariez, mes vers, dernier fruit de ma veine. (Boileau.)

Regagnez par des égards sages et adroits ceux que vos succès fatiguent. (Lacretelie.)

§ 265. Lorsqu'il a plusieurs sujets singuliers unis par une des conjonctions et, ni, le verbe se met au pluriel.

La colère et la précipitation sont deux choses fort opposées à la prudence. (Fénelon.)

Le mien et le tien ne s'accordent guère. (Marmontel.)

Ni l'or, ni la grandeur ne nous rendent heureux. (La Fontaine.)

Les exceptions à cette règle fourmillent ; et Raccord se fait bien souvent avec le substantif le plus rapproché du verbe :

La tendresse et la crainte Pour lui dans tous les cœurs était alors éteinte. (Voltaire.) ^«

Mais pourquoi , dira-t-pn, cet exemple odieux?

Que peut servir ici l'Egypte et ses faux dieux ? (Boileau.)

§ 266. Quoique les sujets ne soient pas unis par une des conjonctions et, ni, on met cependant le verbe au pluriel, quand chacun d'eux, considéré isolément, présente une idée essentielle au sens complet de la phrase :

La flatterie, la perfidie, l'abanbon de tous ses engagements , sont le caractère de la plupart des courtisans. (Montesquieu.)

§ 267. Lorsque les sujets sont de différentes personnes, le verbe se met au pluriel, et s'accorde avec la personne qui a i a priorité :

Nabbal et moi nous admirions la bonté des dieux.

(Fénelon.)

Toi et ton père vous aVez pris un beau parti. Vous et lui serez approuvés de tout le monde.

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