‹ Cours théorique et pratique de langue françaisChapitre 322 sur 527 · Oui, connais-moi, je suis ce Grec enmi · texte numérisé non relu

Oui, connais-moi, je suis ce Grec enmi

Qui, dans ces marnes murs, balanç, ai, a ton destin. (Lanoue.)

15. Nous sommes ici plusieurs qui nous souvenons, se souviennent des grands succès que nous eûmes, ils eurent dans la dernière guerre.

16. N'êtes- vous plus cet Ulysse qui a , avez combattu tant d'an* nées pour Hélène contre les Troyens?

17. Ma destinée a voulu que je fusse le premier qui aie , ait expliqué à mes concitoyens les découvertes du grand Newton.

18. Nous sommes cinq ou six novateurs hardis qui avons, ait entrepris de changer la langue du blanc au noir.

Gràmm. complète. - Th. et appl. 13

5 290. Gomme les deux règles qui précèdent pourraient sembler vagues , nous essayerons de les rendre plus précises.

En général, quand le pronom a un attribut employé sans determinatit, il y a presque toujours entre eux une complète identité, et dans ce cas c'est avec le pronom que le verbe s'accorde :

Cest moi seul qui suis coupable. (Marmontel.)

§ 291. Si, au contraire, l'attribut est précédé d'un déterminatif , alors il n'y a pas identité entre lui et le pronom personnel , et c'est avec l'attribut que le verbe s'accorde :

Je suis, je crois, le premier auteur moderne qui ait donné la description de la Laconie. (Chateaubriand.)

Observation. Les écrivains établissent toujours l'accord d'après l'importance relative du pronom et de l'attribut, et dans des cas identiques, il font accorder le verbe tantôt avec l'un, tantôt avec l'autre, selon qu'ici le pronom leur parait le mot dominant, etquelàj au contraire, l'attribut leur semble le terme de valeur; ainsi voltaire a dit dans une même phrase :

Vous êtes un jeune chêne qui essuyez une tempête, et MOI JE SUI3 UN vieux arbre qui n'a plus de racine.

Nous le répétons, l'accord du verbe avec le pronom personnel suivi d'un attribut, a lieu toutes les fois que le pronom et l'attribut ne peuvent être compris séparés l'un de 1 autre; mais lorsqu'ils présentent à l'esprit l'idée de oeux êtres distincts, c'est avec l'attribut que le verbe doit s'accorder.

§ 292. Si la proposition est négative, il ne peut y avoir alors identité; le pronom et l'attribut désignant alors deux êtres distincts, le verbe se met toujours à la troisième personne:

Je ne suis pas ici un historien qui doit vous développer les secrets des cabinets. (Bossuet.)

§ 293. Disons pour conclure, et posons en principe général que le véritable antécédent du pronom relatif, le terme qu'il représente logiquement et grammaticalement, c'est celui sur lequel l'attention se porte et se fixe d'une manière è peu près exclusive ; dans les exemples qui suivent, la concordance grammaticale est donc d'accord avec le sens :

Cest un de mes procès qui m'A ruiné.

C'est un des procès qui wi'ont ruiné.

C'est plus le général que les officiers qui est blâmable.

Cest moins le général que les officiers qui sont blâmables. (Boniface.)

§ 294. Après un de ceux qui le verbe de la proposition incidente se met toujours au pluriel :

Je suis peut-être un de ceux qui cultivent les lettres en France avec le moins de succès. (Voltaire.)

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