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Il faut aimer sa patrie— que sa famille

4. La modération est comme la sobriété; on voudrait bien mauger — , mais on craint de se faire mal.

5. Nos ennemis approchent — de la vérité dans les jugements qu'ils font de nous, que nous n'en approchons nous-mêmes.

6. Il est attaché à la nature qu'à mesure que nous sommes heu* reux, nous voulons l'être

7. Quelque prompt que soit un mouvement, on peut en concevoir un qui le soit — .

§ 451, 452. Phrases a corriger. 1. Il n'y a rien que je déteste davantage que de blesser la vérité. (Pascal.)

2. Quel astre brille davantage dans le firmament que le princa de Coudé n'a fait dans l'Europe ? (Bossuet.)

3. Je ne doute pas que cet excès de familiarité ne révolte davantage que nous ne sommes blessés de leurs prosternations. (La Bruyère.)

4. Ceux qui admirent davantage le protecteur que le persécuteur du roi Jacques, ceux-là donneront à Louis XIV la préférence.

(Voltaire-4

5. Mon âme brisée était incapable de soutenir davantage d'assauts et de secousses.

6. La faiblesse de la raison de l'homme parait bien davantage en ceux qui ne la connaissent pas qu'en ceux qui la connaissent.

(Pascal.)

§ 453. — 1. Ne nous étonnons pas, et ne nous effrayons pas davantage des reproches que les sciences morales ont encourus.

2. Je suis flatté de plaire à un homme comme vous , et je le suis encore davantage de la bienveillance que vous avez pour moi.

§ 454. LE PLUS. 1 . L'irrésolution est le défaut qui s'oppose — à notre avancement ou au succès de nos affaires.

2. Il n'y a point d'homme qui se croie en chacune de ses qualités au-dessous de l'homme qu'il estime — .

3. De tous les ouvrages de Fénelon, Télémaque est celui que j'admire —

§ 455. — 1. L'oubli de toute religion conduit à l'oubli de tous les devoirs. Ce progrès était déjà plus — à moitié fait dans le cœur du libertin. 2. Nos deux sœurs entendirent plus — à demi ses paroles, et se rapprochèrent. 3. Les glaces qui descendent du Nord sont déjà plus — a moitié fondues lorsqu'elles arrivent sur le banc de Terre- Neuve.

Gramn. complète. — Tn. et appl.

$ 456. AU MOINS, DU MOINS. Au moins, qui signifie pour le moins, exprime une idée plus faible que celle qui est énoncée dans la première proposition :

L'ironie par elle-même n'a rien de tragique ; il faudrait au moins qu'elle fût noble. (Voltaire.)

— Du moins est un terme de restriction qui équivaut à

néanmoins, quoi qu'il en soit, cependant, etc. :

J'aime à voir quereller les méchants,

C'est un repos du moins pour les honnêtes gens.

§ 457. BEAUCOUP. Lorsque beaucoup précède les adverbes plus, moins, modifiant un adjectif, on le fait quelquefois précéder de la préposition de :

Il est de beaucoup plus savant que son frère.

Il serait moins énergique de dire : // est beaucoup plus savant.

Mais si beaucoup est précédé ûeplus, moins, la préposition de est de rigueur : // est plus savant de beaucoup.

§ 458. // s'en faut beaucoup exprime une différence de qualité entre deux personnes ou deux choses :

Le cadet n'est pas si sage que rainé 3 il s'en faut beaucoup. (Acad.)

— // s'enj'aut de beaucoup exprime une différence de quantité :

Il s'en faut ds beaucoup que la somme y soit. {Acad.) § 459. PLUS TOT, PLUTOT. Plus tôt éveille une idée de temps, et se dit en opposition h plus tard.

La vie,

Ou plus tôt ou plus tard, doit nous être ravie. (Raynouard.)

— Plutôt éveille une idée de choix, de préférence :

Il était plutôt fait pour commander que pour obéir. § 460. DE SUITE , TOUT DE SUÏTE. De suite signifie

successivement, sans interruption :

// ne saurait dire deux mots de suite. (Acad.)

— Tout de suite signifie aussitôt, sur-le-champ :

il faut que les enfants obéissent ; tout de suite. (Acad.)

§ 461. TOUT A COUP, TOUT D'UN COUP. Tout a coup signifie soudainement, en un moment: Dieu changea tout a coup le cœur du roi. (Bossuet.)

— Tout d'un coup signifie en mêmetemps, d'une seule fois. Cet homme a gagné mille écus tout d'un coup. § 462. TEÈS, BIEN. Très ne peut modifier qu'un adjectif et un adverbe ; avant les noms , on se sert de bien, extrêmement; ainsi l'on ne dit pas : j'ai très- faim, trèssoif; mais j'ai bien, extrêmement faim, soif.

DE L'ADYEBBK. — APPLICATION. 353

$ 466. au moins, du MOixs. 1. si l'on n'est pas maître de êes sentiments , on l'est — de sa conduite.

2. Puisque les dieux nous ôtent l'espérance de vous voir régner au milieu de nous, — aidez-nous à trouver un roi qui fasse régner vos lois.

3. L'espérance, toute trompeuse qu'elle est, sert — à nous mener à la fin de la vie par un chemin agréable.

4. La sagesse inutile au monde est pire que certaines folies qui servent — à l'amuser.

5. Si Ton ne sait point divertir, il faut — ne point ennuyer. §457, 458. beaucoup. 1. La vie des premiers hommes était —

beaucoup plus longue que la nôire.

2. Avant l'invention de l'artillerie, les batailles étaient — beaucoup plus sanglantes qu'elles ne le sont aujourd'hui.

3. Aristote et Pline étaient très-savants l'un et l'autre; mais Aristote était plus savant — beaucoup.

4. QueJle que soit la durée de ce règne, le règne de Louis X! V aura été plus long -— beaucoup.

5. J'ai cru que ce tonneau était plein; mais il s'en fallait — beaucoup.

6. Il s'en faut — beaucoup que les grands fleuves de l'Europe aient un cours aussi vaste que les grands fleuves de l'Amérique.

7. Le pays n'est pas peuplé à proportion de son étendue , il s'en faut — beaucoup,

§ 459. plus tôt , PLUTOT, t. Le triste hiver, saison de mort, est le temps du sommeil ou — de la torpeur de la nature. 2. Il est naturel à l'homme d'admirer — le nouveau que le grand. 3. il a été donné aux Chinois de commencer en tout — que les autres peuples, pour ne plus faire aucun progrès. 4. La précision du style fut connue — chez les peuples du Nord ; les sensations moins vives, firent qu'on voulut — peindre que parler.

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