‹ Cours théorique et pratique de langue françaisChapitre 412 sur 527 · Qui rit d'autrui · texte numérisé non relu

Qui rit d'autrui

Doit craindre qu'en revanche on — rie aussi de lui. (Molière.)

§ 478, 479, 480. — 1. Je ne doute pas que la vraie dévotion — soit la source du repos. 2. Peu de gens contestent aujourd'hui que la terre — tourne autour du soleil. 3. On ne désespérait pas que vous — devinssiez riche. 4. Je ne disconviendrai pas qu'avec toutes ses perfections, on — puisse faire quelques objectious contre Sophocle.

5 . Doutez-vous que l'Euxin — me porte en deux jours Aux lieux où le Danube y vient finir son cours ? (Racine. )

6. Peut-on nier que les bonnes mœurs — soient essentielles à la durée des empires, et que le luxe — soit diamétralement opposé aux bonnes mœurs? 7. L'on ne peut guère douter que les animaux actuellement domestiques — aient été sauvages auparavant. 8. Ils ne nient point que la douleur — soit un mal, et qu'il — y ait de la

f)eine dans la désunion des choses auxquelles nous sommes unis par e caractère.

§ 481. Après empêcher , éviter , prendre garde et se garder , employés dans le sens de prendre des mesures pour , le verbe de la proposition subordonnée prend toujours la négation , quel que soit le sens ou la forme de la proposition principale :

Le mot propre est souvent difficile à rencontrer, et, quand il est trouvé, la gêne du vers et de la rime empêche qu'on ne remploie. (Voltaire.)

Gardez qu'une voyelle à courir trop hâtée ,

Ne soit d'une voyelle en son chemin heurtée. (Boileau.)

§ 482. Après il s'en faut que, il s'en faut beaucoup, de beaucoup que, peu s'en faut que, il tient à moi, à toi* à lui que, etc. , le verbe de la proposition subordonnée ne prend la négation que si la proposition, dans laquelle l'impersonnel figure, est interrogative ou renferme une expression négative.

Ainsi on dira sans négation :

Il tient a vous , a lui que tout se passe bien.

Et avec la négation :

Je ne sais à quoi tl tient, il ne tient a rien, à quoi tient-il que je ne lui bompe en visière ? (Acad.) Peu s' en faut que Mathan ne m1 ait nommé son père. (Racine.)

§ 483. Après défendre, qui exprime une chose positive , le verbe de la proposition subordonnée ne prend jamais la négation :

Mais il me semble, Agnès, si ma mémoire est bonne, Que j'avais défendît que vous vissiez personne. (Molière.)

§ 484. Après les locutions conjonctives à moins que, de crainte que, de peur que, et que employé pour sans que, on emploie toujours la négation ne :

Ne jetez pas* dit Jésus, les perles devant les pourceaux,

DE PEUR QV'ils NE les FOULENT aux pieds.

Je ne puis travailler qu'aussitôt je ne sois malade. Les poètes seuls , et rarement encore , retranchent la négation.

§ 485. Après avant que* sans que, on supprime généralement la négation ne :

Avant que les nations fussent converties, tout n'était pas accompli. (Pascal.)

Eh ! peut-on être heureux sans qu'il en coûte rien ? (Lafoss*.)

DE L ADVERBE. — APPLICATION. 37l

$ 481 , 482. — 1. Prends garde que jamais l'astre qui nom éclaire

— te toie en ces lieux mettre un pied téméraire. {Rac'iDe.;

2. Il marche, dort, mange et boit comme les autres, mais cela n'empêche pas qu'il — soit fort malade.

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