‹ Cours théorique et pratique de langue françaisChapitre 433 sur 527 · IX. Du pléonasme · texte numérisé non relu

IX. Du pléonasme

§ 515. Le pléonasme est une surabondance de termes inutiles au sens et à l'énonciation de la pensée.

Le pléonasme ne peut être admis que s'il ajoute à l'ex-pression simple plus de netteté ou d'énergie :

Je l'ai vu, dis-je, vu, de mes propres yeux vu ,

Ce qu'on appelle vu. (Molière.)

Mais il est condamné par le gout , quand il ajoute à la phrase un ou plusieurs termes qui en rendent la marche traînante et qui affaiblissent la pensée en la reproduisant : Il en coûta la vie et la tête à Pompée. (Corneille.) Trois sceptres à son trône attachés par mon bras, Parleront au lieu d'elle et ne se tairont pas. (Le môme.)

ïl n'y a que le seul Racine qui soutienne constamment l'épreuve de la lecture. (Voltaire.)

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