Suppléez — mot qui manque dans cette phrase
3. Le génie, en politique, consiste non à changer, mais à fixer; il consiste encore a suppléer — vérités par des maximes.
4. Le titre de brave et franc chevalier annonçait l'honneur et ne
— suppléait jamais.
5. On vit saint Louis suppléer par sa vertu — l'inégalité du nombre, et soutenir lui seul le poids de l'armée.
fi. Il vous sera difficile de suppléer l'argent qui vous manque et dont vous avez à rendre compte.
§ 559. témoin. 1. Le général qui commande cette armée est Tort habile — les victoires qu'il a remportées.
2. Les féciaux avant de déclarer la guerre prenaient les dieux à
— de la justice de la cause des Romains.
3. Les — muets suffisent quelquefois pour convaincre un criminel.
4. Je vous prends à — vous tous qui m'écoute? et qui voyei nés larmes.
5. J'aurai pour — contre vous, dans cette cause, tous ceux qui connaissent ma vie et la vôtre.
6. La diction dépend de la grammaire, — les beaux vers de Corneille
§ 560. TOUS DEUX, TOUS LES DEUX. Tous deux, comme tous trois, tous quatre, etc., exprime le plus ordinairement la simultanéité d'action :
Ils sont venus tous deux ; ils habitent tous deux.
Ces phrases équivalent à cellés-ci : Ils sont venus ensemble ; ils habitent ensemble.
Tous les deux s'emploie plutôt pour exprimer la pluralité que la simultanéité :
tous les deux sont morts depuis longtemps. (Acad.)
§ 561. TOMBER PAR TERRE, A TERRE. On dit
tomber par terre en parlant de ce qui touche à terre; .et tomber à terre en parlant d'un objet qui ne touchait pas à terre, avant d'y tomber ; ainsi un arbre tombe par terre et ses fruits tombent a terre; un homme qui tombe en se promenant tombe par terre, et un couvreur qui tombe du haut d'une maison, tombe a terre.
§ 562. UN DE, L'UN DE. Ces deux expressions ont été indifféremment employées par nos écrivains les plus corrects; les grammairiens ont cherché vainement à signaler les nuances qui les séparent, et tout ce qu'on peut dire de fondé et de raisonnable, c'est que un de s'emploie le plus souvent au commencement d'une phrase, et quand le sens n'a rien de précis :
Une des neuf Muses s'appelle Terpsichore.
Mais on se sert de lun de quand le sens est précis, et lorsque cette expression, en rapport avec un terme précédent, se dit d'un nombre fixe et déterminé :
Thalie est l'une des trois Grâces.
§ 563. VOIR GOUTTE. Beaucoup de personnes disent : On ri y voit goutte, on ri\ voit pas clair, sans vouloir établir la moindre relation avec un antécédent exprimé ou sous-entendu; c'est faire un emploi vicieux de y ; on doit dire dans un. sens absolu : Onne voit goutte; onne voit pas clair et Von ne voit pas.
Mais on emploie y quand on veut exprimer un rapport entre ce qui suit et ce qui précède, comme dans cette phrase :
Ce dialogue est si obscur que les plus doctes n'y voient goutte, c'est-à-dire, ne voient, ne comprennent rkn a ce dialogue.
§ 5G0. TOUS DEUX , TOUS LES DEUX. 1. César et S> lia furent — funestes à la liberté de Rome. 2. Les consul» gouvernèrent — simultanément. 3. Venez ça — ; j'ai à vous donner dos ordres que vous exécuterez ponctuellement. 4. Ils sont partis — pour l'Italie / l'un s'y rend par la Suisse, et l'autre par Marseille.