‹ Cours théorique et pratique de langue françaisChapitre 490 sur 527 · VII. Des points suspensifs · texte numérisé non relu

VII. Des points suspensifs

§ 597. On emploie les points suspensifs quand on laisse un sens inachevé, soit par une réticence calculée, soit dans un mouvement de passion qui fait passer rapidement d'une pensée à une autre :

Montre-lui cet écrit. . . qu'elle tremble. . . et soudain

De cent coups de poignard que l'infidèle meure. (Voltaire.)

VÎII. De la parenthèse.

§ 593. La parenthèse sert à séparer des autres mots et à isoler, au milieu même d'une phrase, une proposition qu'on pourrait retrancher sans nuire au sens général :

Mais un trouble importun vient depuis quelques jours

De mes prospérités interrompre le cours.

Un songe (me devrais-je inquiéter d'un songe!)

Entretient dans mon cœur un chagrin qui le ronge. (Racine.) IX. Des guillemets.

§ 599. Les guillemets se mettent au commencement et à la fin d'une citation, et souvent même en tête de chaque liant}.

L'homme a dit : « Je sais tout, et j'ai tout défini ;

J'ai pour loi, la raison, pour bornes, l'infini ;

L'étude me ravit à des hauteurs sublimes:

De ce globe étonné j'ai sondé les abîmes ;

Est-il quelques secrets cachés au fond des cieux

Que n'ait point pénétrés mon regard curieux? »

Moins fier de sa raison, il eût mieux dit peut-être :

« J'ai su tout expliquer, ne pouvant tout connaître. » (C. Deîavigne.) § 600. Les premiers guillemets doivent toujours être précédés des deux points , et les derniers , selon le sens , du point , ou du point interrogatif ou du point exclamatif.

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