‹ Cours théorique et pratique de langue françaisChapitre 85 sur 527 · AbrEgez ce triste récit · texte numérisé non relu

AbrEgez ce triste récit

3. Ou protE^e souvent des gens indignes de la moindre faveur.

J% Ire ET IIe CONJU©. — OBSERV. THEORIE,

§ 155. Les verbes terminés au présent de l'infinitif par eler, eter, comme appeler, jeter, doublent la consonne t et / toutes les fois que le radical est suivi d'un e muet : J 'appelle, ils appelleront, qu'ils jettent , etc.; mais dans tous les autres cas , les consonnes /, t, ne se redoublent pas : il appela , ils appelèrent.

Observation. Si Ye qui précède la consonne finale du radical est un é fermé, comme dans empiéter, révéler, les consonnes /, t ne se redoublent en aucun cas, mais quand la terminaison commence par un e muet, l'e fermé du radical se change en è ouvert; ainsi Ton écrit : ils empiètent , nous révélerons ; dans tous les autres cas , on conserve Yé fermé du radical : nous empiétons , il révéla.

§ 156. Les verbes terminés par éer , comme agréER, crÉER , suppléas, , etc. , prennent deux e de suite dans tous les temps où la terminaison commence par un e muet :

Je supplée, je créerai, J'agréerais f que je supplée.

Le premier e appartient au radical et le second à la terminaison.

Au féminin du participe passée ils prennent trois e . crééE, agréée, etc.

II* CONJUGAISON

§ 157. Le verbe haïr prend le tréma dans toute sa conjugaison , excepté aux trois premières personnes du singulier du présent de l'indicatif, je hais, tu hais, il hait, et à la seconde personne du singulier de l'impératif, hais : partout ailleurs Yi prend le tréma: je haïssais, je haïrai, haïssons , etc.

Il garde le tréma au passé défini, nous haïmes, vous haïtes, et à la troisième personne de l'imparfait du subjonctif, qu'il haït, au lieu de prendre, comme tous les autres verbes, l'accent circonflexe.

§ 158. Les verbes dormr, meniir, se repentir, semir, ser\ir, sortir perdent au présent de l'indicatif et à l'impératif la consonne qui précède la finale de l'infinitif :je dors, tu mens, pars, je me repens , tu sens, sers, sors.

I™ ET IIe COÎÏJUG. OBSERV. APPLICATION. ^3

§ 155. i. L'homme qui rend le bien pour le mal ressemble à l'arbre qui donne des fruits à ceux qui lui jet — ent des pierres. 2. Saturne, Jupiter, Mars, la Terre, Vénus, Mercure et le Soleil occupent la partie des deux que nous appel — ons notre univers. 3. Les succès couvrent les fautes, les revers les rappel — ent. 4. Quand Rome chancel — ait dans sa décadence , quel citoyen a opposé sa sagesse à la fatalité qui semblait l'entraîner? 5. Nous amoncelions des richesses, comme si nous devions toujours vivre. 6. Il y aura beaucoup d'appel — és, et peu d'élus.

Observation. 1. Il n'y a rien de si imperceptible qui ne nous dé- CEl—e. 2. L'homme, par ses désirs, empïEt—e sur l'avenir. 3. Que d'hommes , comme les plantes , végEt — ent et ont végEt—é sur cette terre I 4. La mort révEl — e les secrets du cœur. 5. Le sage ne €inquiEt — e pas des vains bruits du monde.

§ 156. 1. La poésie cré— (er, indic. prés.) les héros et les dieux.

2. Jamais l'esprit et la routine nesupplé— (er9fut.) au bon sens ni au savoir.

3. Vous récré— (er, fut. ) votre esprit par la variété des objets que vous lui offrirez.

4. Rien ne plaît, rien n'agré— (er, indic. pr.) de la part de quelqu'un qu'on n'aime pas.

5. L'homme a été cré— (er, part, pas.) d'abord ; la femme n'a été cré— (er, part, pas.) qu'ensuite.

II* CONJUGAISON

§157.-1. Les hommes haïssent quelquefois ceux qui les ont obligés , et cessent de haïr ceux qui leur ont fait outrage.

2. Que nous sommes changeants! souvent, ce que nous haïmes autrefois est ce que nous préférons aujourd'hui.

3. C'est en haïssant le vice que nous nous fortifions dans l'amour de la vertu.

4. Cet homme est un malheureux que tout le monde hait et qui »e hait lui-même.

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