‹ Cours théorique et pratique de langue françaiseChapitre 12 sur 479 · III. Formation du Pluriel · texte numérisé non relu

III. Formation du Pluriel

§ 34. Pour former le pluriel d'un nom , on ajoute la lettre s à la finale du singulier : un roi, des rois ; un orateur^ des orateurs-, un livre, des livres.

§ 35. Cependant tout nom terminé au singulier par s , X, z, ne subit aucune modification au pluriel : lejîls, les ms; la voix, les voix^ le nez, les nez.

§ 36. Les noms qui ont pour finale une des voyelles composées au, eu, prennent un x au pluriel : UnyZe'AU, des^e'AUx ; un nevBJ^, des weî^EUX.

§ 37. Mais les noms terminés par la voyelle composée ou, forment leur pluriel régulièrement , c'est-à-dire par l'addition de la lettre s : un son , des 50us ; un verrou, des verrous , etc.

Il faut excepter : hijou, caillou, chou, genou, hibou, joujou et poUj qui prennent un x au pluriel : des bijoux, des cailloux, des choux, des genoux, des hiboux, des Joujoux , des poux.

§ 38. Les noms terminés par al, changent au pluriel cette finale en aux: un aniniAL, des animAJJx; un tribun a.1, , des tribunk\ix , etc.

Mais aval^ bal, cal, cantal, carnaval, chacal, nopal, narval, pal, régal, serval, et quelques autres noms en cd peu usités au pluriel, le forment par l'addition d'un s : des avals , des bals , des cals , etc.

§ 39. Les noms terminés par ail forment leur pluriel régulièrement: nn éventÀii^ , des éventA-iLS', un portàih, des porthii^s.

Sept sont exceptés; ce sont : bail, émail, corail, soupi' rail, travail, vantail, vitrail, qui font: baux, émaux, coraux, soupiraux, travaux, vantaux, vitraux. f

Bétail n'a pas de pluriel ; on se sert de bestiaux , dérivé 1 de bestial (beste). Ail fait aulx.

§40. Aieul, ciel, œil, font au pluriel dans leurs accep- ^ lions les plus usitées : aïeux, deux. yeux. (Voir la Syntaxe, § 22, 24, 25.)

REMARoup. On ne doit pas supprimer au pluriel le / final des noms . jMlysytlabiques termiués au sin<:ulier par an., eut, et l'on ne peut pas . écrire indifféremment des enjantsoxx des en/ans, des parents ou des : parens. L'Académie conserve avec raison au pluriel le t final du sin- . gulier, et écrit des accidetits, des intendants, comme des dents, deg gants, des plants.

Gens {hammes), pluriel de Gent (nation), est le seul substantif qui ne conserve pas le i final du singulier.

DU NOM. APPLICATION. j j

ilH. Forsnation du Pluriel.

§ 34, 35, 36, 37, 38, 39. — 1. L'excessive joie arrache plus souvent des larme que des ris. 2. Les flatteur traitent les remords de faiblesse^ et enliardissent la timidité du crime. 3. La morale enseigne à modérer \^ passion, à cultiver les vertu et à réprimer les vice. 4. Les homme en proie à leurs désir se laissent décliirer par leurs crainte. 6. Les oiseau-mouche sont les bijou de la nature. 6. La distance des corps aux esprit est infinie. 7. Tout n'est pas gain dans les progrès de la civilisation et des lumière. 8. Quand les premiers apôtre commencèrent à prêcher l'Evangile , tous les sens, toutes les passion , tous les intérêt combattaient pour l'idolâtrie. 9. On a donné cette année un très-grand nombre de bal au profit des pauvres. 10. La conversation doit être connue ces jeu où l'on jette sa carte chacun à son tour. 11. La flatterie est pour les 50^ le meilleur de tous les régal. 12. Aujourd'hui, dans les moindres appartement, toutes \%?, porte sont à deux vantail. 13. Q\\e\(\ms, paysan habitent des cave où îe jour n!arrive que par d'étroits soupirail. 14. Nos excès ne viennent pas de la nature; elle ne les conseille pas. 15. Il y a des nez depuis qu'il y a des homme. 16. Nous avons passé plusieurs carnaval à Venise. 17. Il était plus facile à l'homme d'influer sur la nature des animal que sur celle des végétal. 18. Un nerf, des^Zd'aloès, ou l'écorce souple d'une plante ligneuse, ont servi aux premiers homme de corde pour réunir, les deux extrémités d'une branche élastique dont ils ont fait un arc; ensuite ils ont aiguisé de petits caillou pour en armer la flèche. 19. Les grands travailleur ne valent rien pour les grandes place; ils ne sont bons que pour les détail. 20. Nous avons racheté tous les bail de nos, fermier. 21. Balzac dit qu'il y avait de son temps, en Italie, des éventail qui lassaient les bras à quatre valet. 22. Il y a des ail cultivés et des ail sauvages. 23. Le prompt oubli de leurs mal est un don que la nature a fait aux animal, et qu'elle a refusé aux hommes. 24. Tout état a ses mal , tout homme a ses revers. 25. Les plaideur, les fripon, les, jaloux, \esavare,les ambitieux et les joueur ne connaissent pas le prix du repos. 26. Les habitude deviennent, par le temps, dans les homme, de véritables incrustation.

§ 40.— 1 . Les o&;e^ admirables fatiguent les œil de l'esprit, comme le soleil fatigue les œil du corps. 2. Les ciel annoncent la gloire de Dieu. 3. Conservons toujours pure la gloire de nos aïeul.

Remarque. — l. Les art sont les enfant de la nécessité. 2. Toutes les ville de la Judée furent émues ; des ruisseau de larme coulèrent des œil de tous les habitant. 3. Fatigué des mouvement de mon àme, mes genou fléchirent, et je me trouvai dans une situation de repos. 4. Le ridicule est le tyran des gent du monde. 5. L'ivoire est une substance osseuse qui constitue les énormes dent connues sous le nom de défense des éléphant. 6. Dans les ti-ibunal, il n'était pas permis autrefois de rendre la justice avec des ga7it.

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