IG4 DU NOM. — THÉORIE
§ 13. HYMNE appliqué aux chants religieux, en généra; était autrefois/emmm; aujourd'hui il n'est/mmi^i que s' désigne un chant d'église; hors de cette acception il esttou jours masculin :
Les BELLES HYMNES de Santcul. — Les hymnes hah MONiEUX d^ Horace.
La vie de Turenne est un hymne à la louange de l'hh manité. (Montesquieu.)
§ 14. ŒUVRE, dans son acception générale, est féminin
L'œuvre de la création fut achevée en six jours^
Dans le style soutenu on le fait masculin au singulie. pour désigner un acte extraordinaire, le produit d'uni intelligence, d'une force d'esprit peu commune : Un œuvbi de génie. (Acad.)
Il est encore masculin en termes d'alchimie et quand i s'applique à des ouvrages de gravure ou de musique :
Travailler au grand œuvre. Tout l'œuvre d* Albert Durer. Le premier œuvre d/un musicien. (Acad.)
Au pluriel il est lo\i]oms féminin.
§ 15. ORGE est féminin : De belle orge ; de /'OEGij bien levée. (Acad.)
Mais il ne s'emploie qu'au masculin dans ces deux expres-i sions : Orge mondé; orge perlé. (Acad.)
§ 16. PAQUE, PAQUES est féminin et prend toujours
l'article quand il désigne la fête que les Juifs célébraient en
mémoire de leur sortie d'Egypte : la Paque des JuifsJ
Dans cette acception seule il ne prend pas de 5. \
Il est masculin et rejette l'article quand il désigne le
jour où les chrétiens célèbrent la résurrection de Jésus--i
Christ : I
Owa/irfPAQUES^emvENU; à VkQVES prochain. (Acad.)y
n est féminin pluriel dans: Pâques fleuries; PAQUESf
CLOSES ; faire de bonnes paques. (Acad.) l
§ 17. PÉRIODE est masculin^ quand il est pris pourdésigner le plus haut point où une chose puisse arriver : ,
La puissance de cet empire touchait à son dernier»; période. (Acad.) |
Il est encore masculin , quand il se dit d'un espace de temps indéterminé : '■
Dans LE DERNIER PÉRIODE de la vie. (Acad.) !
Mais en termes d'astronomie, de grammaire, de chro nologie, de médecine et de musique, il est féminin: La
période cte^eWW5.— PÉRIODE OBSCURE e^ EMBARRASSÉE.
j DtJ NOM. — APPLICATION. 105
i § 13. HYMNE. 1. Il ne nous reste rien des hymnes de Pindare, i^lais nous savons qu'ils, elles étaient tous, tes consacré, s, es à jipollon d«^ Delphes.
(! 2. Les ancien^ s, nés liymnes de l'Église ont le mérite de la simplicité, mais ils, elles n'oiit que celui-là. , j 3. Lespremi,ers s,ère.'i hymnes adressé, s, es, à la Divinité fuient inspiré, s, es par la reconnaissance.
4. Un dimanche de l'Avent, j'entendis de mon lit chanter cet, te Jymne, avant le jour, sur le perron de la cathédrale.