IV. Non» dérivés des langues étrangères
§ 28. Les noms empruntés aux langues étrangères et admis dans notre langue devraient être tous variables; cependant on écrit sans s au pluriel,
1" Ceux qui sont formés de plusieurs mots , comme : des Te-Deum, des ecce-homo, des ex-voto^ des fac-similé^ des forte-piano y des in-folio, des in-octavo^ des in-quarto^ des mezzo-termine, des post-scriptum^ des auto-da-fé^ etc.
2° Les mots latins qui donnent leurs noms aux prières, aux psaumes , aux hymnes qu'ils commencent : des Alléluia; des Ave, des Benedicite, des Confiteor, des Credo, des Magnificat, des Miserere, des Pater, des Requiem , des Stabat; on écrit aussi des amen.
3» Ceux qu'un fréquent usage n'a pas fait passer à l'état^ de mots français: alibi, allegro, crescendo , exequatur,' deleatur, maximum, minimum, veto, vivat, etc.
§29. Mais on écrit avec un 5 au pluriel les noms suivants, qui sont aujourd'hui francisés :
Des altos.
Des imbroglios.
Des quolibets.
- biftecks.
— ladys.
— récépissés.
— bravos.
— macaronis.
— reliquats.
— dominos.
— numéros.
— spécimens.
— duos.
— opéras.
— tilburvs.
— factotums.
— panoramas.
— trios.
— factums.
— pensums.
~ vertigos.
— folios.
— placets.
— zéros.
§ 30. L'Académie nous laisserait dans une complète incertitude sur la manière d'écrire au pluriel la plupart des noms suivants, si leur parfaite analogie avec ceux qui précèdent nous permettait le plus léger doute ; on devra donc écrire encore avec s au pluriel :
Des accessits. Des erratas. Des quatuors.
— agendas. — exeats. — quiproquos-
— albums. — forums. — rectos.
— alinéas. — impromptus. — satisfécits (i).
— apartés. — lazzis. — sopranos.
— concertos. — mémentos. — ténors.
— concettis. — muséums. — ultimatums.
— débets. — oratorios. — versos.
— déficits. — palladiums. — viragos.
— duplicatas. — pianos. — visas.
Carbonaro, dilettante, lazarone, qnintetto ont au pluriel la même forn,e en français qu'en italien : des carbonari, des dilettanti, des lazaroni, des qnintetti.
(l) L'Académie n'admet pas ce mot.
I rV. Nom» dérivés des langues étrangères.
§ 28, 29, 30. — J. Si quelque chose approche de Cicéron, ce sont [es trois factum que Pélisson écrivit à la Bastille en faveur de l'infortuné Fouquet.
2. Nous fatiguions le ciel à force de placet,' Qu'à chacun Jupiter accorde sa requête ,
Nous lui romprons encor la tête. (La Fontaine.)
I 3. Les mauvais écoliers sont accablés de pensum et privés à'exeat, «es bons obtiennent des satisfecit et ont, à la fin de l'année, des [prix ou des accessit. 4. Nous avons chanté des Te Ddum que bien jdes mères traduisaient en de profundis. 5. Ce fut Mazarin qui fil représenter à Paris les premiers opéra, et c'étaient des opéra italiens. 6. Il n'est rien de plus faux et de plus ridicule que la manière ordinaire de rendre les aparté sur îa scène. 7. On trouve dans cette bibliothèque les ouvrages les plus beaux et les plus rares : des inoctavo, [des in-quarto et des in-folio reliés avec un grand luxe. 8 . Louis XIV se plaisait et se connaissait aux choses ingénieuses , aux impromptu, aux chansons agréables. 9. On a joint à l'édition j des œuvres de Malherbe publiée à Caen, plusieurs /ac-smi/e de son I écriture. 10. Les concerto de Leclerc eurent en France une grande I réputation. 11. Les zéro bien placés ont une grande valeur. 12. Les I qiixilihet ne sont à proprement parler que de misérables pointes qui : ne portent d'ordinaire sur rien, et où il y a presque toujours du faux. 13. C'est un de \o& post-scriptum d'autrefois.