Il y a d— mauvais exemples qui sont pires que d— crimes
DE L ARTICLE. ÏHEOEIE.
§ 51 .On se sert de l'article avant un nom précédé d'un adjec tif quand on veut présenter ce nom d'une manière précise ^ particulière , et appeler l'attention sur lui , et de la pré, position pour exprimer un sens général et indéterminé ; .9
Sens général et indéterminé : \
Ce sont de vrais amis. ]
J'ai acheté de bon tabac.
Il n de joli papier. '
§ 52. Le nom complément d'un collectif ou d'un adverbe de quantité veut la préposition, s'il est employé dans ui. sens vague , et l'article , si le sens est déterminé :
Sens précis et particulier:
Ce sont des vrais amis.
J'ai acheté du bon tabac.
J'ai pris du grand papier.
Sens vague.
J'ai lu un grand nombre hEfableg.
Il reste peu de fruits.
Sens déterminé.
J'ai lu un grand nombre des fables
d'Ésope.
11 reste peu des fruits qu'on a
cueillis.
§ 53. Bien et la plupart, le plus grand nombre , veulen'' toujours l'article:
Bien du sang aura coulé ce soir ! (G. Delavigne.)
LA.PLUPABT DES GENS ncfontréflexionsur rien. (Acad.^
§ 54. On emploie généralement de avant le nom complément direct d'un verbe accompagné d'une négationmais si le complément est modifié par un adjectif, le seni alors est déterminé et la pensée affirmative, et l'on corrige au'; moyen de l'article ce qui pourrait résulter de vague de 1^ forme négative de la phrase. Ainsi on dira
Avec la préposition :
Je ne vous ferai pas de reproches.
Cet homme N'a pas de sentiments.
Avec l'article:
Je ne vous ferai pas des reprocha!
FRIVOLES. (Racine.) Madame , je N'ai point des sentit
ments si bas. (Le même.)
Je ne vous ferai pas des y^eproches frivoles., équivaut à cette phrase : Je vous ferai des reproches non frivoles, f
§ 55. Mais si la pensée est essentiellement négative e^ générale , on emploie la préposition :
Je ne connais pas d'hommes désoedybés qui ne s'ennuient.
§ 56. On emploie de même l'article, dans les propositionsj interrogatives, pour exprimer un sews positif, et la préposi-j lion pour exprimer un sens dubitatif;
Sens positif :
N'avez-vous pas du pain ?
N'avez-vous pasaes enfants?
Pour :
Vous avez du pain , des «nfants.
Sens dubitatif : ^
N'avez-vous pas de pain ?
N'avez-vous pas d'enfants ?
Pour :
^02/5 n'avez }>a£ de pain, d'enfai)ta. ^
5 § 51, 52, 53, 54, 55, 56.— 1. Les petits esprits sont très-blessés . petites choses.
2. La terre ressemble à— grandes tablettes où chacun veut écrire iionn'om.
3. Beaucoup — gens prennent — amis comme on prend un jeu 1 — cartes ; ils s'en servent tant qu'ils espèrent gagner.
4. Ou l'amitié n'est pas une vertu, ou il ne peut y avoir — vraie amitié qu'entre les gens de bien.
5. Nous soramespresque tous coupables —haine qu'on nous porte;
8. Ton roi, tous le» chrétiens apprenaot ces malheurs, I N'eu parleront jamais sans répandre — pleurs. (Voltaire.)
j 7. Ce sont — vrais amis ceux qui sont prêts à tout sacrifier à ceux qu'ils aiment.
8 . On ne fait jamais — bien à Dieu en faisant — mal aux hommes.
9. Les grandes batailles, semblables à des tremblements de terre, donnent toujours — violentes secousses aux États.
10. On a mieux cultivé les vignes, et je bois — meilleur vin.
1 1 . Dieu ne donne pas — fortune aux hommes pour qu'ils la dépensent en folles profussions.
12. Combien — actions célébrées par l'histoire révoltent l'homme juste et sensible !
13. C'est — sang qu'ils ont soif, c'est — sang qu'ils demandent. ( Delille, )
14. Pour avoir — vrais amis, il faut être capable d'en faire et digne d'en avoir.
1 5. Une âme basse suppose toujours — vils motifs aux actions les plus nobles.
16. Celui qu'on aime n'a point — défauts; si on vient à le haïr, il n'a pas — vertus.
17. Ceux qui gouvernent sont comme les corps célestes, qui ont beaucoup — éclat, et qui n'ont point — repos.