Au Cid persécuté Cinna doit — naissance. (Boileau
13. C'est surtout lorsque l'homme est privé de— liberté, que l'industrie se présente h — imagination j^onrle distraire dans — loisirs ou pour le consoler dans —peines.
14. L'homme droit met dans— démarches cette inébranlable fermeté qu'on n'a pas sans le vrai courage. Dans la sécurité de — conscience, il marche — tête levée; il ne fuit ni ne cherche — ennemi.
15. Le moyen le plus sur d'être vrai dans ses images, c'est de voir ce qu'on veut peindre; on peint toujours plus fidèlement ce qu'on a sous— yet^.
16. Les grandes joies durent peu et (nous) laissent— dm£ épuisée.
17. Cette petite fille (s'est ou a) coupé— cheveux; elle a la mauvaise habitude de (se) manger— ongles.
18. Le jour où il a paru pour la première fois à la cour il («'avait,ne s'était) pas fait — barbe.
19. C'est en qualité de tuteur que mon oncle a donné aujourd'hui — main et a conduit à l'autella jeune fille qui, il y a six mois, refusa de lui accorder — Twain.
222 !)E l'adjectif. — THÉOBIE.
$ 12^. L'adjectif possessif leur se met au singulier lorsqu'on énonce un sens général, et au pluriel si l'on ex- \ prime d'une manière collective plusieurs unités distinctes
La plupart des hommes emploient la première partie 3 de LEUR VIE à rendre Vautre misérable. (La Bruyère.)
Je vous ai dît un mot sur Aristide et sur Épaminon- * das; mais je vous ferai connaître leurs vies.
On trouve pourtant dans les mêmes circonstances :
Une ardeur nouvelle s'était emparée de leur coeur.
Les passions se partageaient ilevb^s cœurs. (Montesq.)
§ 128. Mais le pluriel est de rigueur toutes les fois qu'il pourrait résulter un faux sens de l'emploi du singulier :
Ma jîlle, votre modestie, les tendres soins que vous rendez à vos parents , font souhaiter à toutes les mères de vous donner pour épouse à leurs fils. ( Marmoutel.) •
Le singulier donnerait à entendre que toutes les mères n'ont qu'un seul et même fils, ce qui serait absurde.
Paul et Firginie ne connaissaient d'autres époques que celles de la vie de leurs mères. (Bernardin de St-Pierre.)
Comme il ne s'agit pas d'un frère et d'une sœur, le pluriel est ici de rigueur.
§ 129. L'adjectif possessif leur , en relation avec les noms abstraits, est toujours employé au singulier :
Les louanges qu'on donne aux gens en place doivent peu flatter leur amour-propre. ( Vauvenargues.)
§ 130. Son, sa, ses, leur, leurs, s'emploient ordi- ^jiairement pour exprimer un rapport de possession avec ï des personnes ou des objets personnifiés :
On connaît vite ses défauts quand l'intérêt s*en mêle.
Ceux qui ont cru anéantir le christianisme ont mé- y connu son esprit. \
§ 131. Mais si le rapport de possession est établi avec des ( noms de choses, au lieu de son^ sa, ses, leur, leurs, ou emploie le, la, les, précédé ou suivi du pronom en :
L'auteur d'v/n bienfait est celui qui en recueille le fruit le plus doux. (Duclos.)
Si la MOLLESSE est douce, la suite en est cruelle. I
remarque. — Les nombreuses exceptions qu'on trouve , non-sea- 1 lement dans les poètes , mais encore dans les prosateurs , prouveal qu'on peut enfreindre cette règle, toutes les fois que la construction peut y gagner en rapidité , en précision et en élégance. ^
Le commerce est comvn.t> certaines sodrces ; si vous voulez détourner p LEUR cours, votis les faites tarir. (Fénelon.)
La PATIENCE estamère ; mais %ov fruit e$t doux. (J. J. Rousseau.)
i 1>K L' ADJECTIF. — Al>PLlCjiTiO«. '2'2Z
^ ^ 127 128 - 1. L'aigreur et l'opiniâtreté des femmes ne îoiit cAnsmentèT leurmal et l'opiniâtreté de Zcwr man. ''TSatsIevés au-dessu's des Pe^P^^ f llTrTari 'vou^ tribunal, vous n'en êtes que plus exposes a leur regard, vous iiisez leur différend et ils jugent votre justice. ^"I^uelestf égarement de' œrtains particuh^^ goce de Zewr père, se moulent sur les prmces pour leur garde-^ obe
'' /Ta glS dis bons est dans le fond de leur cœur et non da.^
'' S^L^timl mSle-entre deux amis est le premier lien qui doit
'TmT^hoSLs, voyant fuir leurépou^ ''!'''' ^\\'^lf au.devantd'eux,etlesforcentderetourneràlavictoireoua^^^^^^^^^
7. L'affabilité des grands n'est souvent qu'une vertu artificieuse qui sert à leur dessein et à leur projet d'ambition. ^,;^,^„,
8 L'Italieest le seul pays où le bouvier et lelaboureur remplissent ayeclezcrfemmeetleur enfantiez salles ^^ ^Pf t^^l^'/^^Ss* nent des tragédies qui leur représentent les héros de» temps p^és
9. Les magistrats en deuil eussent volontiers prêté Zewr ^oawZe pour le porter de ville en ville; les prêtres et-religieux a 1 envi l'accompagnaient de leur larme et de leur prière.
10. 11 y a des méchants qui ne nuisent qu'a leur ennemi ; l indiscret nuit à tout le monde.
« 129. — 1 . Quelle serait la sûretédes citoyens si les magistrats de aui dépendent leur fortune, leur honneur et leur i;ie avaient a 2raindreles dépositions de l'autorité? 2. Il y a des hommes si orgueilleux qu'ils ne veulent pas qu'on blâme — orgueil. 3. Pour ]uger les hommes, il faut leur passer les préjugés de — temps. 4. lUen ne facilite tant la réconciliation entre deux personnes otfensées que l'inégalité iQ— mérite.
§130,131. — 1. Son, SA, leur, en. L'étude de Fhistoire est 1-^ plus nécessaire aux hommes , quel que — soit — âge .
2. La bibliothèque la plus considérable d'Athènes appartenait a Euclide : il l'avait reçue de ses pères et méritait de la posséder, parce qu'il — connaissait — prix.
3. Pourquoi craindre la mort, si l'on a assez bien vécu pour n« pas — ■ craindre — suites ?
4. La gaieté est la santé de l'âme; la tristesse —est— poison.
5. Quand on est dans le pays des fictions , if est difficile de ne pas emprunter — langage.
6. La raison est le flambeau de l'amitié; le jugement — est — guide; la tendresse — est — aliment.
7. La probité et la justice font la sûreté de la société; la bonté el la bienfaisance— font — utiTité; la douceur et la politesse font — agrément.
8. La résignation allège l'infortune ; la plainte— a^tgrave—pords.
224 DE l'adjectif. — THÉOBIB.
m. Adjectifs indéfinis.
§ 132. TOUT s'accorde en genre et en nombre avec le
substantif ou le pronom qu'il détermine :
Toute confiance est dangereuse^ si elle n'est entière.» Pour être heureux avec les passions, il faut que toutes
CELLES qu'on a, s'accommodent les unes avec les autres, § 133. TOUT est adjectif quand il est employé dans le
sens de entier : i
Rome n'est plus dans Rome, elle est toute où je suis. (Corneille.) I^ liberté de l'Inde est toute entre mes mains. (Racine.) \
§ 134. TOUT, placé avant un adjectif ou un adverbe
qu'il modifie , est adverbe , et conséquemment invariable :.. Nos vaisseaux sont tout prêts et le vent nous appelle. (Racine.) La valeur, tout héroïque qu'elle est, ne suffit pas
pour faire des héros. (Massillon.) i
Ces fleurs sont tout avssi fraîches qu'hier. (Ménage.) § 135. Cependant, si l'adjectif qu'il modifie est féminin
et commence par une consonne ou un h aspiré, l'euphonie veut que tout varie. Ainsi on écrira :
Cette jeune personne est toute honteuse de s'être'
exprimée ainsi. (Acad.) Sa mère est toute disposée à lui pardonner.
§ 136. TOUT est adverbe, quand il est pris dans le sens' de tout à fait, entièrement:
Thèbes qui croit vous perdre, est déjà tout en larmes. (Racine.)
Elle était tout à vous, tout à son devoir. — On l'a . trouvée tout en pleurs. (Boniface.)
§ 137. TOUT est encore adverbe et invariable quand il modifie un substantif employé figuréraent comme adjectif:
Ces gens sont défiants, ils sont tout yeux, tout OREILLES. (Acad.)
Des étoffes TOVT laine, tout soie.
Observation. Tom^ est toujours adjectif et variât le j quelque soitle terme avant lequel il se trouve, quand il exprime une idée 'collective, comme dans ces phrases :
Les Russes sont tous imitateurs. Fos parents m'ont paru tous en colère. Ces pauvres femmes étaient toutes en pleurs.
On pourrait, sans changer le sens, dire:
Tous les Russes, etc. ; tous vos parents y etc. ; toutes ' ces pauvres femmes f etc.
IIÎ. Adjectifs indéfinis.
§ 132, 133, 134, 135, 136, 137. TOUT. 1. — la doctrine des ra(feiirs tend uniquement à nous rendre heureux.
2. Le plus précieux de — les dons que nous puissions receroir du ciel est une vertu pure et sans tache.