I. Pronoms personnels employés comme sujets
§ 162. Les pronoms personnels sujets des verbes les pri cèdent le plus ordinairement.
Mais nom nous reverrons. Âdiea. Je sors contente : y'ai voulu voir ; /ai vu. (Racine.)
S 163. Mais ils se placent après le verbe :
1° Dans les phrases interrogatives et admiratives :
Troaverai-je partout un rival que j'abhorre ! (Racine.) Si le verbe est employée un temps composé , le sujet s place toujours entre l'auxiliaire et le participe :
Qu'a-t-27 dit? qu'a-t-î7 fait? que doit-il faire encore? 2° Quand le verbe figure au subjonctif ou au condition nel sans être précédé d'une conjonction :
Puissé-Je de mes yeux y voir tomber la fondre ! (Corneille.) .3° Quand, au moyen d'une proposition intercalée danf une autre, on énonce qu'on rapporte ce que quelqu'un a dit, ou ce qu'on a dit soi-même :
Moi, j'ai blessé quelqu'un ! fis-je (dis-Je) tout étonnée : Oui , dit-elle , blessé ; mais blessé tout de bon. (Molière.)
4o Quand on met avant le verbe certains mots qui ordi-^ nairement le suivent; tels que: à peine, aussi, au moins, combien^ du moins, encore, en vain, peut-être, toujours, etc. :
A PEINE la saison est-elle passée , que les oiseaux se dépouillent de leurs couleurs. (Aimé Martin.)
§ 164. Les pronoms moi et nous se placent le plus sou vent après les noms ou les pronoms avec lesquels il rent comme sujets ou comme compléments :
Le roi, l'âne et moi nous mourrons. (La Fontaine.) ^
$ 165. rsous est quelquefois employé pour Je ou nwlA dans ce cas, les adjectifs qui le modifient restent au sin-^ gulier et prennent le genre de la personne que le pronom représente :
Nous ne nous so7nrnes pas cru dans l'obligation de commencer par,...
§ 166. Vous, employé pour toi, tu, veut au singulier hes noms , les adjectifs et les participes qui s'y rapportent : Songez bien dans quel rang vous êtes élevée. (Racine.) f'ous n'êtes point sans doute un enfant ordinaire. (Le tnênae.
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DU PBONOM. — APPLICATION. 230