II. DES PBONOMS EELATIFS
§ 201. Les pronoms relatifs, en rappelant l'idée de l'objet qu'ils représentent , servent à établir le rapport qui existe entre ce qui précède et ce qui suit.
On doit toujours, autant que le permet la construction de la phrase, rapprocher le pronom' relatif de son antécédent , de manière à bien établir le rapport qui existe entre r eux. Cette phrase :
On trouve beaucoup de faits dans nos chroniques, ^ QUI sont hors de toute vraisemblance^ n'est pas obscure, mais le pronom qui se trouve trop éloi- "^ gné de son antécédent /oêfe; la construction suivante est préférable :
On trouve dans nos chroniques beaucoup de faits, ^ QUI sont hors de toute vraisemblance.
§ 202. Lorsque l'emploi de qui, que, dont, etc., peut' donner lieu à une équivoque, alors, pour exprimer d'une . manière plus nette et plus vive le rapport du pronom ^ relatif avec son antécédent, on se sert de lequel, laquelle, duquel, etc. ; ainsi, au lieu de dire : '
La femme de votre oncle, qui est très-charitable, a adopté cet orphelin , on dira :
La femme de votée oncle, laquelle est très^harUnbl€y etc.
Il est des cas oii , pour sauver l'équivoque, la répétition [ du substantif est indispensable.
§203. Qui s'emploie quelquefois pour celui qui, celle qui; dans ce cas, il est des deux genres et toujours du singulier: ^t veut mourir ou vaincre est rarement vaincu (Corneille.)
Mesdames, ayez pitié de ce pauvre orphelin; qui de vous ^assistera sera bénie de Dieu.
§ 204. Qui , dans les propositions interrogatives , ne se dit que des personnes ; quel se dit des personnes et , choses :
Ces messieurs, qui sont-ils? Quelles sont ces dames ?
Ce village, quel est-il f Cette rivière, quelle est-elief
DU PBOWOM. — APPLICATIOW. 253