On a eu des poètes qui excellaient chacun dans — genre
1 8. Ces nations barbares se distinguaient, chacune par — manière particulière de combattre et de s'armer.
272 DU PfiOKOM. — THÉOBLB.
l'cr , l'adtbe ; les uns , les adtbes.
§ 249. L'un, l'autre, les uns, les autres, employés séparément, servent à désigner des objets dont on Vient de parler:
Charles XII, roi de Suède , éprouva ce que la prospérité a de plus grand, et ce que l'adversité a déplus cruel, sans avoir été aveuglé par ln^^ ni ébranlé par /'autre.
Comme on le voit par cet exemple, l'un , l'une , les uns^' les unes, rappellent les substantifs exprimés d'abord, et l'autre y les autres y les substantifs énoncés les derniers.
l'ur et l'autre ; les uns et les aotres.
§ 250. L'un et l'autre expriment la pluralité et for^ ment une expression pronominale inséparable :
L'un et Vautre à mon sens ont le cerveau troublé. (Boileau.)
§ 251 Le substantif qui suit l'un et Vautre se met toujours au singulier :
L'on et l'autre consul suivaient ses étendards. (Corneille.)
§ 252. L'un et l'autre doivent être précédés de les s'ils sont employés comme compléments d'un verbe actif, etdei leur s'ils sont compléments d'un verbe neutre :
Je LES tiens pour battue les uns et les autres.
Je veux leur parler à l'un et a l'autre. (Laveaux.)
l'os l'aOTHS ; les cas IMB AUTBSSé A .
% 253. L'un l'autre, les uns les autres, expriment une idée de réciprocité et forment une proposition elliptique, dans laquelle le premier terme figure comme sujet, le second comme complément :
Dans ce monde 11 se faut l'on l'autre secourir. (La Fontaine.)
Les hommes sont faits pour se consoler lbs uns les autres. (Voltaire.)
§ 254. Si à l'idée de réciprocité, se joint l'idée de pluralité, et qu'il s'agisse de plus de trois objets, on doit préférer les uns les autres à Pun l'autre , que les écrivains emploient cependant fort souvent :
Les Phéniciens , étonnés , se regardaient les uns les autres. (Fénelon.)
DU PBONOM. — APPLICATION.
Lon, laotbe; les vus, les autres.
§ 249. — 1. Deux sortes de gens sont également incapables de toute affaire , l'étourdi et le pusillanime : — agit avant de réfléchir; — réfléchit lorsqu'il faudrait agir.
2. La jeunesse est présomptueuse et la vieillesse est timide : — veut vivre, — a vécu.
3. Le chrétien abhorre la vengeance ; le guerrier ne peut supporter l'outrage. L'honneur de — est de rendre le bien pour le mal ; l'honneur de — consiste à tuer son ami pour un mot.
4. Les deux seuls malheurs que je connaisse sont la perte de l'objet qu'on aime le plus et la perte du repos de sa conscience. Eh bien, le ciel a chargé le temps d'adoucir — , et le repentir de réparer — .