‹ Cours théorique et pratique de langue françaiseChapitre 285 sur 479 · II. Accord du verbe avec son sujet · texte numérisé non relu

II. Accord du verbe avec son sujet

§ 264. Tout verbe employé à un mode personnel s'ac corde en nombre et en personne avec son sujet exprimé,!^ ou sous-entendu :

J'ai beau vous arrêter, ma remontrance est vaine. ft

Allez^ partez^ mes vers, dernier fruit de ma veine. (Boileaa.) ,

Regagnez par des égards sages et adroits ceux que vos SUCCÈS FATIGUENT. (Lacretellc.)

§ 265. Lorsqu'il a plusieurs sujets singuliers unis par une ^ des conjonctions et^ ni, le verbe se met au pluriel.

La COLÈRE et la précipitation sont deux choses fort opposées à la prudence. (Féneion.)

Le mien et le tien ne s'accordent guère. (Marmon- *■ tel.) '

Ni l'or, ni la grandeur ne nous rendent Jieureuz. (La Fontaine.) ^

Les exceptions à cette règle fourmillent ; et l'accord se fait bien souvent avec le substantif le plus rapproché du verbe :

La tendresse et la crainte H

Pour lui dans tous les coeurs était alors éteinte. (Voltaire.) l

Mais pourquoi, dira-t-pn, cet exemple odieux?

Que peut servir ici l'Egypte et ses faux dteua: v^ (Boileau.)

S 266. Quoique les sujets ne soient pas unis par une des [ conjonctions et, ni^ on met cependant le verbe au pluriel, [ quand chacun d'eux, considéré isolément, présente une idée | j essentielle au sens complet de la phrase : '•{

La flatterie, la perfidie, l'abanbon de tous ses ^\ engagements , sont le caractère de la plupart des cour- J tisans. (Montesquieu.) J

§ 267. Lorsque les sujets sont de différentes personnes, le verbe se met au pluriel, et s'accorde avec la personne qui a la priorité :

Narbal et MOI nous admibions la bonté des dieux.

•(Féneion.)

Toi et ton père vous avez pris un beau parti. Vous et lui serez approuves de tout le monde*

ACCORD DU VEBBE. — APPLICATlOiN. 279

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