Oui, connais-moi, je suis ce Grec enfin
Oui, dans ces mêmes murs, balanç, ai, a ton destin. (Lanoue,)
15. Nous sommes ici plusieurs qui nous souvenons, se souviennent des grands succès que nous eûmes, ils eurent dans la dernière guerre.
16. N'êtes- vous plus cet Ulysse qui a , avez combattu tant d'apnées pour Hélène contre les Troyens.'
17. Ma destinée a voulu que je fusse le premier qui aie, ait expliqué à mes concitoyens les découvertes du grand Newton.
18. Nous sommes cinq ou six novateurs hardis qui avons, ont entrepris de changer la langue du blanc au noir.
Gkamm. complète.— Th. kt appl. 1*
290 iLCCORD DU \ERBE, — THEOBIE.
S 290. Comme les deux règles qui précèdent pourraient sembler vagues , nous essayerons de les rendre plus précises.
En général , quand le pronom a un attribut employé sans determinatii, il y a presque toujours entre eux une complète identité, et dans ce cas c'est avec le pronom que le verbe s'accorde :
Cest MOI seul qui suis coupable. (Marmontel.)
§ 291. Si, au contraire, l'attribut est précédé d'un déterminatif , alors il n'y a pas identité entre lui et le pronom personnel , et c'est avec l'attribut que le verbe s'accorde :
Je suis, je crois, le pbemieb auteub modebne qui AIT donné la description de la Laconie. (Cbateaubriand.)
Observation. Les écrivains établissent toujours l'accord d'aprèa l'iinportance relative du pronom et de l'attribut, et dans des cas identiques, il font accorder le verbe tantôt avec l'un, tantôt avec l'autre,.' selon qu'ici le pronom leur parait le mot dominant, et que là, au contraire , l'attribut leur semble le terme de valeur ; ainsi Voltaire a dit dans une même phrase : n
VOCS ÊTES UN JEUNE CHÊNE QUI ESSUYEZ une tempête , et MOI JE SUBÎi UN VIEUX ARBRE QUI n'a pbis de racine.
Nous le répétons, l'accord du verbe avec le pronom personnel suivi d'un attribut, a lieu toutes les fois que le pronom et l'attribut ne peuvent être compris séparés l'un de 1 autre ; mais lorsqu'ils présentent à l'esprit l'idée de deux êtres distincts , c'est avec l'attrlDUt que le ; verbe doit s'accorder. "■
§ 292, Si la proposition est négative, il ne peut y avoir alors identité; le pronom et l'attribut désignant alors deux êtresdistincts, le verbe se met toujours à la troisièaie personne:
Je nîî suis pas ici un histobien qui doit vous déve-, lopper les secrets des cabinets. (Bossuet.) ■
§ 293. Disons pour conclure, et posons en principe génô-jt rai que le véritable antécédent du pronom relatif, le terme qu'il représente logiquement et grammaticalement, c'est' celui sur lequel l'attention se porte et se fixe d'une manières à peu près exclusive ; dans les exemples qui suivent, la concordance grammaticale est donc d'accord avec le sens :
Cest UN de mes procès qui w'a ruiné.
C'est un des peocès qui m'ONT ruiîié.
C'est plus le génébal que les officiers qui est bla«[
MABLE.
C'est moins le général que les officiers qui sont BLAMABLES, (Bonifacc.)
§ 294. Après un de ceux qui le verbe de la proposition incidente se met toujours au pluriel :
Je suis peut-être un de ceux qui cultivent les lettres tn France avec le moins de succès. (Voltaire.)
j ACCORD DU VEEBÊ. — APPLICATION. 2D1
i § 290, 291, 292, 293, 294. — 1. J'ai été malheureusement le pre- I nier qui ai, t fait connaître en France la poésie anglaise.