‹ Cours théorique et pratique de langue françaiseChapitre 310 sur 479 · IX. De rindioatif (affîrmatif · texte numérisé non relu

IX. De rindioatif (affîrmatif

§ 327. !,& présent de l'indicatif s' emi^loie pour le passé quand on veut donner à la pensée plus de vivacité :

On GHEBCHB Fatel; on coubt à sa chambre^ on HEUKïE, on ENFONCE sa porte, on le tbouve noyé dans son sang. (Madame de Sévigné.)

Lorsqu'on emploie le présent pour le passé dans la première proposition d'une énumération, il faut avoir soin d'employer le présent dans les propositions successives qui ont une égale importance; le passage du présent au passé n'est permis que lorsqu'on va du principal à ^accessoire.

Mais dire : On chebchb Fatel; on coubut à sa chambre , 071 HEUBTA , On ENFONÇA Sa pOTtC , On le TBOUVE

noyé dans sonsana^ ce serait'rompre toute harmonie, car les différents membres de la phrase ont la même importance relative.

§ 328. Le présent s'emploie au lieu à&Y imparfait, lorsqu'on veut exprimer une vérité, une maxime invariable:

// tenait pour maxime qu'un habile capitaine peut bien être vaincu., mais qu'il ne lui est pas permis d'être surpris. (Bossuet.)

§ 329. Le présent s'emploie au lieu de Vimparfait quand on veut exprimer qu'une chose est, ou se fait au moment où l'on parle :

Madame du Gué a mandé à M. de Coulanges que vous êtes belle comme un ange. ("Madame de Sévigné.)

§ 330. Le présent s'emploie encore élégamment pour exprimer un avenir prochain :

Je suis de retour dans un moment. (Molière.) Ah! monsiear, m'a-t-il dit, je vous attends demain. (Boileau.)

Mais on dira : Je pabtibai et non je pabs dans tbois ANS pour r Italie^ parce que l'action exprimée par le verbe doit avoir lieu dans un temps qui est trop éloigné.

§ 331. Le présent s'emploie enfin an lieu Am futur après la conjonction conditionnelle si ;

Usera récompensé, s'il tba vaille.

Mais après si dubitatif, c'est toujours ]e futur qu'on emploie pour exprimer la postériorité de temps :

Je ne sais s'il travaillera mieux à l'avenir.

j DES MODES. — APPLICATION. 305

I Emploi des modes.

I I. De l'indicatif (afarmatif).

' § 327 . — 1 . .... Hier il m'aborde et me serrant la niaiu.

Ah! monsieur, m'a-t-il dit, je vous attends demain.

2. Cofiolan, ne trouvant point d'armée en campagne qui s'opposât à ses desseins, avance toujours, emporte Laviuium, et vient ensuite camper à cinq milles de Rome.

3. Les Romains, malgré l'inégalité du lieu où ils combattaient ^ j repoussent de tous côtés les Gaulois ; Brennus les rallie, lève le

siège et campe à quelques milles de Rome. Camille le suit avec la même ardeur, V attaque de nouveau et le d^/ai^, La plupart des Gaulois furent tués sur la place.

4. Dès que le bruit des armes se /ai^ entendre, dès que le son du cor ou la voix du chasseur a donné le signal d'une guerre prochaine , le chien marque sa joie par les plus vifs transports ; il annonce par ses mouvements et par ses cris l'impatience de combattre et le désir de vaincre.

§ 328, 329. — 1 . Madame du Gué a mandé à M. de Coulanges qu« vous êtes, étiez belle comme un ange.

2. On a dit depuis longtemps que les extrêmes se touch,mt, aient.

3. Ce fut alors qu'Annibal reconnut que dans les affaires delà guerre il y a, avait des moments favorables et décisifs qui nercviennent, revenaient iamais.

4. Madame la Fayette m'a mandé qu'elle allait vous écrire, maii» que la migraine l'en empêche.

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