‹ Cours théorique et pratique de langue françaiseChapitre 315 sur 479 · III. Du subjonctif · texte numérisé non relu

III. Du subjonctif

§ 343. Tout verbe est employé au subjonctif, quand il s(f trouve sous la dépendance d'un verbe exprimant \dicrainte' le désir y la volonté^ la supposition^ la défense et toutjidée qui éveille l'incertitude du résultat espéré, de la fir' attendue :

Je désire que vous soyez plus heureux. (Acad.) Périsse le Troyen auteur de nos alarmes ! (Racine.)

C'est-à-dire, je désire que le Troyen périsse.

Comme on le voit, le verbe de la proposition subordonnée se metauj tubjonciif, lors même que le verbe, sous la dépendance duquel il «t trouve, est sous-entendu.

§ 344- Après les verbes croire, penser, espérer, s'attendre, se douter, s'imaginer, présumer , soupçonner, etc.," qui n'exprintient cependant pas l'affirmation d*'une manière positive, on emploie Vindicatif, à moins qu'ils ne soient ao* compagnes d'une négation ou d'une expression qui donné à la phrase un sens moins positif :

/'espère qu'il viendra bientôt, (Acad.)

Je jn'espère pas quHl vienne.

J'ai peine a croire qu'il vienne.

§ 345. I,a même distinction doit être faite à l'égard de^ verbes ordonner, résoudre^ décider, commander, qui veulent le verbe de la proposition subordonnée à V indicatif ou au conditionnel, quand il énonce un fait certain, un événement infaillible :

Pittacus ORDONNA qu'un homme qui commettrait quel-' que faute essentielle serait puni doublement, (Fénelon.)

§ 346. Après les verbes ou les locutions qui expriment' la joie, la douleur, Vimprobation , la surprise, on em->i ploie le subjonctif, attendu qu'ils renferment une idée de doute antérieur au fait énoncé dans la proposition subor-»' donnée: ;^

Je suis enchanté que tout se soit passé ainsi.

Rendons grâces à Dieu que tout se soit passé ainsi.

§ 347. Tout verbe dépendant d'une proposition interroga-' tlve se met au subjonctif, à moins que l'interrogation ne soit' une forme oratoire; dans ce dernier cas, on emploie Vindi- ' catif, parce que le sens est positif, malgré la forme sous" laquelle la pensée se produit dans la proposition principale. Ainsi l'on cl ira avec le subjonctif :

Le crotraije , seigneur, qu'un reste de tendresse Vous/asse ici chercher une triste princesse? (Racine.)

Et avec Vindicatif:

Madame, o«6^ier-t;oî« Que Thésée est mon père, et qu'il est votre époux ? (Le méjae.)

j DU SUBJONCTIF. — APPLICATION. ?Ai

j III. Du gubjonotif.

! $ 343, 344, 345, 346. — 1. Les devoirs de la société exigent que l'on o, ait quelques ménagements pour l'amour-propre des hommes. i 2. Comme l'Écriture nous représente Dieu qui dit après la créalion de l'univers : Que la lumière est, soit , et elle fut : de même je lis, Que mon corps se meut y meuve, et il se meut

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