DES TEMPS DU SUBJONCTIF. — THEOAIB
//. Faits particuliers.
S 367. Quoique le verbe de la proposition principale soit au passé, on met cependant le second verbe au présent, s'il exprime une action qui a lieu au moment de la parole ou qui se reproduit en tout temps :
// /'a TROMPÉ, quoiqu'il soit son frère.
Cest-à-dire, /Z EST son /r*re, et cependant il l'\. trompé.
Dieu A ENTODBB Ics yevj: de tuniques transparentes au devant j afin que l'on puisse voir à travers.
Cest-à-dire, On peut voir à travers les tuniques.,, dont Dieu à EN- TOURÉ les yeiix.
§ 368. Pour arriver à une exacte énonciation de la pensée, il est quelquefois impossible d'établir une concordance rigoureuse entre les différents temps; aussi les écrivains emploient-ils souvent le second verbe au t^mps qui répond le mieux à leur pensée, abstraction faite du rapport qu'il peut avoir avec le premier verbe; il en résulte qu'en un grand nombre de phrases l'accord est plutôt sylleptique que grammatical. En voici quelques exemples :
Il y A. plus de quarante ans que Je dis de la prose sans que f en susse rien. (Molière.)
C'est-à-dire, Et j'en disais (sans que f en susse rien) et je n'en savais rien.
Hélas ! on ne craint point qu'il venge un Jour son père , On craint qu'il ri'cssuydt les larmes de sa mère. (Racine.)
C'est-à-dire , Si on laissait le fils auprès de sa mère , il ESSUIERAIT un jour ses larmes; voilà ce qu^on craint.
// n'y A aucun de ses sujets qui ne craigne de le perdre et qui ne hasardât sa propre vie pour conserver celle d'un si bon roi. (Fénelon.)
Cette phrase renferme deux verbes sous la même dépendance, qui cependant figurent à des temps différents ; mais chacun d'eux répond à une pensée particulière qu'il était impossible de rendre par le même temps. En effet , qu'a voulu exprimer Tauteur? d'abord cette pensée tout à fait positive .
Il w'est aucun de ses sujets qui ne craigne (maintenant) de le perdre ;
Puis cette autre toute conditionnelle :
Il n'en est aucun qui (s'il le fallait) ne has4rdb- BAIT sa propre vie , etc.
DBS TEMPS DU SUBJONCTIF. — APPLICATION. 823 //. Faits particuliers.
§ 367. — 1. Au commencement de la grammaire, il a/allu que je {reporter) l'attention du lecteur sur l'analyse du jugement.