IV. Du participe passé, précédé de le peu de
§ 412. Le participe passé, précédé de lepeu^ est variable ou invariable , selon que le peu exprime une idée positive , ou une idée négative. '
Si le peu est pris dans un sens positif , et signifie une . petite quantité , le participe prend le genre et le nombre ; du complément de peu : i
Le peu de vivres qu'on a conservés ou recueillis , est porté à un prix qui effraye l'indigence et qui pèse ^ même à la richesse. (La Harpe.)
§ 413. Si le peu est pris dans un sens négatif, et signifie le manque, ce n'est plus avec le complément, mais avec le : peu, que le participe s'accorde ; il se met donc toujours, dans ce cas , au masculin singulier :
Le peu de sûreté que j'ai vu pour ma vie à retourner à Naples , m'?/ a fait renoncer pour toujours. (Molière.)
C'est , comme on le voit , avec le terme représentqni l'idée principale que le participe s'accorde.
n. Du participe fait , f uivi d'un inriRinr.
§ 410. — 1. Les serpents paraissent privé de tout moyen de se mouvoir, et uniquement destiné à vivre sur la place où le destin le&^fait naître. 2. Quelque petite que soit la part que vousa/ai^ le oiel dans la distribution de ses faveurs, si vous vous êtes/ai^ une loi de vous conformer aux décrets de la Providence, vous jouirez d'une félicité égale à celle que vous aurait fait obtenir le sort le plus brillant. 3. Les bontés que vous m'avez fait sentir me donnent le droit de me servir d'un nom si tendre.