V. Participe pasfé, précédé de eh
§ 414. Le participe passé, précédé de en , est variable toutes les fois que le pronom en est précédé d'un complément direct :
rous voyez comme vous vous en êtes bien tbouvés a<jec ce vice-légat. (IMadame de Sévigné.)
§ 415. Il est invariable, au contraire, quand le pronom en n'est pas précédé d'un complément direct :
Que fat d'envie de recevoir de vos lettres? Il y a déjà près d'une demi-heure que je «'en ai beçu. (Madame de Sévigné.)
VI. Participe passé, précédé de eh et d'un adverbe de QUAirrrri.
§416. Le participe passé, précédé de en et d'un adverbe de quantité, est vabiable , lorsque en se rapporte à un nom pluriel, énoncé précédemment, et représentant des objets distincts qu'on peut considérer individuellement, ajouter les uns aux autres et compter :
Quant aux sottes gens, plds/en ai connus , moins /en ai ESTIMÉS. (Dessiairx.)
Son supplice fit plus de pbosélytes que les prédications w'en avaient faits. (Voltaire.)
§ 417. Si au contraire le nom représenté par en n'offre à l'esprit qu'une idée fractionnaire, qu'une partie d'un tout, dont les éléments n'ont pas d'unité qui leur soit propre et ne peuvent être comptés, le participe est alors inva-
BIABLE :
Par son analyse Descartes a fait faire plus de pro- GBÈs à la géométrie qu'elle w'en avait fait depuis la création du monde. (Thomas.)
Plus vous m'avez servi de confitubes , plus /en ai MANGÉ. (Gramm. nationale.)
§ 418. Si le pronom en représente un nom singulier, participe passé est toujours invariable :
Autant ses parents lui ont laissé de fobtone , autant il EN a dissipé.
Observation. La plupart des auteurs du dernier siècle écrivaient Invariable le participe passé précédé de en et d'un adverbe de quantité; c'est l'orthographe suivie encore aujourd'hui par un grand nombre de grammairiens et par l'Académie elle-même : quelque respectables que soient cps autorités, nous n'hésitons pas cependant à nous inscrire en faux contre une règle qu'on ne peut adopter sans être exposé à mettre, dans un très-grand nombre de cas, l'expressioD en contradiction avec la pensée.