‹ Cours théorique et pratique de langue françaiseChapitre 377 sur 479 · Deux médecins n'ont — pu lui donner ie trépas I · texte numérisé non relu

Deux médecins n'ont — pu lui donner ie trépas I

11 ne mourra — jamais. (Destouches.)

4. Il ne faut — employer aucun terme dont on n'ait — avant , auparavant expliqué le sens.

5. Il n'y a '— guère de gens plus aigres que ceux qui sont doux par intérêt.

6. Une des plus grandes preuves d'équité d'esprit, c'est de n'avoir —, dans le jugement que nous portons des autres , aucun égard à celui qu'ils portent de nous.

7. L'homme doué d'un esprit juste et solide ne tombe — jamais dans l'affectation.

8. Le cœur de l'homme ingrat est semblable à un désert qui boit avidement une douce pluie, l'engloutit et ne produit — rien.

9. Tout le monde se plaint de sa mémoire , et personne ne se plaint — de son jugement.

10. L'indolent reste dans une médiocrité qui ne l'élève — à rien.

li. L'avare ne voit — goutte dans ses véritables intérêts. tS. Je n'ai — vu votre frère de vm vie, et je n'en ai — entendu parler par qui que ce soit.

368 DE L'ADVEBiîE. THÉOBIE.

Emploi et suppression de ne.

§474. Après les verbes appréhender^ avoir peur, craindrej trembler, le verbe de la proposition subordonnée est précédé de ne, si la proposition principale est affirmative :

Craignez, seigneur , craignez que le ciel rigoureux Ne vous haïsse assez pour exaucer vos vœux ! (Racine.)

Vous AVEZ BIEN PEUK Que je NE change d'avis.

§ 475. Si l'on désire que l'action exprimée par le verbe de la proposition subordonnée s'accomplisse, on emploie ne pas au lieu àene:

Je crains qu'il n'ait pas ie premier prix.

§47G. Mais si apprétiender, avoir peur, etc., sont employés ou négativement ou interrogativemeut, le verbe de la proposition subordonnée rejette !a négation :

Je NE TREMBLE PAS qu'H ARRIVE. (Àcad.) Craignez-vous que mes yeux versent trop peu de larmes ! (Racine.)

§ 477. Les règles qui précèdent s'appliquent à toute proposition subordonnée dépendant d'une principale où figure l'adjectif autre ou un des termes autrement, mieux, moins, plus, plutôt^ plus tôt que ;

Si la proposition principale est affirmative , le second , verbe prend la négation ne : I

Je vous entends ici mieux que vous ne pensez. (Racine.)

Si la proposition principale est négative ou interrogative, le second verbe s'emploie sans négation :

// NE parle pas autrement qu'il agit.

Un homme peut-il être plus heureux que vous /'êtes.*

§478. A^xQS contester, désespérer, disconvenir^ douter, nier, employés négativement ou interrogativement, le verbe de la proposition subordonnée prend en général la négation Tie:

On ne peut pas douter que les pôles ne soient couverts dune coupole de glace. (Bernardin de Saint-Pierre.) Doutes-tu qu'il ne veuille implorer ma clémence? (Racine.)

§ 479. Si ces verbes sont employés dans une proposition affirmative, le second verbe s'emploie sans négation :

Il me paraît absurde de nier quHl y ait une intelligence dans le monde. (Voltaire.)

§ 480. Observation. Après douter et nier, emplo5'és j négativement, on peut supprimer la négation dans la pro- j position subordonnée, si elle énonce un fait incontestable : \

Personne ne nie qu'il y ait un Dieu. (Chateaubriand.) «

DE LADVEfiBE. — APPLICATION. 369

Emploi et suppression de hs.

§ 474, 475, 476, 477. — 1. Les pères craignent que rameur naturel des enfants — s'efface. 2. La même justesse d'esprit qui nous fait écrire de bonnes choses, nous/ai^ appréhender qu'elles — le soient pas assez pour mériter d'être lues. 3. J.unais homme ne craignit moins que la familiarité— blessât le respect. 4. Le sénat, craignant que la présence du consul — excitât une nouvelle sédition, jugea à propos de l'éloigner. 5. Peut-on craindre que la terre — manque aux hommes.' Il y en aura toujours plus qu'ils — en pourront cultiver. 6. On appréhenda qu'elle — eût le sort des choses avancées. 7. Ne craignez pas qu'en vous envoyant ma pièce, je — vous en fasse une longue apologie. 8. Il ne faut jamais faire parler les hommes autrement qu'ils — parleraient eux-mêmes.

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