DB LÀ CONJONCTION
§ 486. ET sert à unir 1° deux propositions affirmatives: Tout ce que j'aperçois me charme el m'intéresse. (La Harpe.)
2° Deux propositions dont l'une est affirmative et l'autre négative :
Il se donne beaucoup de mal, et ne bédssit à rien.
3° Deux propositions négatives :
Il n'y a point de cabinets si mystérieux qu'ils ne prétendent pénétrer, et ils ne sauraient consentira ignorer quelque chose. (iMontesquieu.)
4° Les parties semblables d'une proposition affirmative :
La naissance excite l'émulation dans les grandes âmes, ET l'orgueil dan^ les petites.
Les lois sont destinées à rendre les hommes sages et HETJBEUX. (Fénelon.)
§ 4S7. ET peut, par énergie, être répété avant chacun des sujets, des attributs et des compléments partiels :
Et le riche et le pauvre , et le faible et le fort ,
Vont tous également des douleurs à la mort; (Voltaire.)
Ou bien n'être énoncé qu'avant le dernier :
Les plaintes, les regrets et les pleurs sont perdus. (Le même.)
Ou n'être placé qu'entre les termes rais en opposition :
On ne parla que de pinceaux, D'om6re.î et de couleurs, d'images, de tableaux. (La Harpe.)
§ 488. ET ne doit pas être exprimé , 1° S'il y a synonymie entre les termes d'une énumération : Son luxe , son faste, importune tout le monde. 2° Quand il y a gradation dans les termes ou dans les propositions :
Femmes, moines, vieillards, tout était descendu; L'équipage suait, sou/Jlait, était rendu. (La Fontaine.)
3° Entre deux propositions mises en opposition, et commençant \iar plus, mieux, moins, autant:
Plus 7*6 vais en avant, plus Je trouve qu'il n'y a rien de si doux que le repos de la conscience. (Racine.)
Moins on a de passions, plus on renferme en soi d'éléments de bonheur. (Marmontel.)
4° Entre les propositions qui expriment une opposition :
Le paresseux perd sa vie ; l'homme laborieiix la dépende. (Labouisse.)