‹ Cours théorique et pratique de langue françaiseChapitre 400 sur 479 · II. Du pléonasme · texte numérisé non relu

II. Du pléonasme

§ 515. Le pléonasme est une surabondance de termes inutiles au sens et à renonciation de la pensée.

"Lt pléonasme ne peut être admis que s'il ajoute à l'expression simple plus de netteté ou d'énergie : Je l'ai vu, dis-Je, vu, de mes propres yeux vu ,

Ce qu'on appelle vu. Ofolière.)

Mais il est condamné par le goût, quand il ajoutée la phrase un ou plusieurs termes qui en rendent la marche traînante et qui affaiblissent la pensée en la reproduisant : II en coûta la vie et la tête à Pompée. (Corneille.) Trois sceptres à son trône attachés par mon bras, Parleront au lieu d'elle et ne se tairont pas. (Le même.)

Il n'y a que LE SEUL Racine qui soutienne constamment répreuve de la lecture. (Voltaire.)

m. De la syllepse.

§ 516. La syllepse est une figure qui règle l'accord des mots, non d'après les règles grammaticales, mais conformément aux vues particulières de l'esprit : c'est par la syllepse que les écrivains mettent un masculin en rapport avec un féminin, et un pluriel en rapport avec un singulier:

Les PEBSONNES n' esprit ont en eux les semences de tous les sentiments. (La Bruyère.)

Entre le pauvre et vous, vous prendrez Dieu pour juge,

Vous souvenant,, mon fils, que, caché sous ce lin.

Comme eux vous fûtes pauvre et comme eux orphelin. (Kacine.)

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