‹ Cours théorique et pratique de langue françaiseChapitre 42 sur 479 · Un pauvre qui sollicite est presque toujours Importun · texte numérisé non relu

Un pauvre qui sollicite est presque toujours Importun

9. Les âges se renouvellent; la figure du monde passe saris cesse ; les morts et les vivants se succèdent continuellement ; rien ne demeure; tout change ; tout s'use; tout s'éteint; Dieu seul demeure toujours le même.

10. Les esprits faux sont insupportables , et les cœurs faux sont en horreur.

il. On triomphe des habitudes plus aisément aujourd'hui qu« demain.

12. Ne songer qu'à soi et au présent, est une source d'erreore.

36 DB6 COMPLÉUBIVTS. tea« THEOUB.

n. Des Complémenti.

§ 96. Les termes qui servent à compléter le sens que le verbe seul exprimerait imparfaitement, ont reçu le nom de compléments.

On SE rend agréable quand on écoute volontiebs et

SANS JALOUSIE, C^ ÇM'ow/OMrni^ AUX AUTRES L'OCCASION DE BBILLEB.

Se ( pour soi) — agréable — volontiers — sans jalousie

— aiix autres l'occasion de briller — sont autant de compléments.

§97. Comme les compléments sont sons \di dépendance du verbe et régis par lui, on leur donne souvent le nom de régimes.

§ 98 . Il y a trois sortes de compléments : les compléments directs , les compléments indirects et les compléments circonstantiels.

L Du Complément direct.

§ 99. Le complément direct est le terme sur lequel tombe directement l'action exprimée par le verbe, celui qui en complète la signification sans le secours d'aucun autre mot:

Le temps qui consume tout détruit les erreurs mêmes. (Montesquieu.)

§ 100. Il répond à la question qui? pour les personnes, et quoi7 pour les choses.

On a MILLE REMEDES pour cousolcr UN honnête HOMME et pour adoucir son malheur; mais on n'en trouve pas un pour alléger celui du méchant.

On a QUOI.? MILLE REMÈDES — pour consoler qui? un

HONNÊTE HOMME —et pOur adoucir quoi } SON MALHEUR

— mais on ne trouve pas quoi.? un {remède) — pour alléger quoi ? celui (^ malheur) du méchant.

§ 101. lie compléme^it direct peut être représenté ou par un ou plusieurs substantifs, ou par un des pronoms moi^ me., nous, toi, te , vous., le, la, les, se, que, lequel, laquelle , etc. , ou enfin par toute expression et tout mot pris substantivement:

V avare se prive du nécessaire pour entasser des richesses que ses héritiers dissipent aussUét qu'ils les possèdent.

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