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Louer une mauvaise action c'est la commettre

20. L'erreur ne vient que du consentement précipité de la volonté qui se repose avec négligence dans l'apparence de la vérité.

21. Il est plus facile de jeter du ridicule sur une belle action que de l'imiter.

22. Les grandes affaires éprouvent les génies élevés comme les violentes tempêtes les bons pilotes.

23. L'air qu'on veut se donner ne vaut jamais celui qu'on veut quitter.

24. On n'est jamais plus mécontent de ses amis que lorsqu'on a sujet de l'être de soi-même.

25. Il ne faut jamais s'abandonner dans ses actions et être toujours en présence de sa renommée.

26. Les grandes actions ne sont pas souvent les effets d'un grand dessein mais les effets du hasard.

416 I>B LA PONCTUATION. — THÉORIB.

n. Du point-virgule.

§ 690. Le poînt'Virgule sert à marquer les divisions principales de la phrase ; elle sépare les propositions semblables, dont le développement a trop d'importance pour que la virgule soit entre elles un signe suffisant de division et de repos :

Un égoïste se garderait bien d'être misanthrope; il s'aime trop pour fuir ceux dont il peut recueillir des avantages.

Il est une suprême dignité qui par elle-même ne donne point de rang; c'est celle qui résulte de la qualité d'honnête homme.

§591. Ainsi dans une phrase les petites divisions sont marquées par la virgule, et les grandes par le point-virgule :

Cest par la sagesse, disait un jeune roi, que je deviendrai illustre parmi les nations; que les vieillards respecteront ma jeunesse ; que mes voisins, quelque redoutables qu'ils soient, me craindront; que je serai aimé dans la paix, et redouté dans la guerre. (Fénelon.)

m. Des deux points.

§592. Les deux points s'emploient, 1° pour séparer une citation de la proposition qui l'annonce :

Pythagore a dit; Mon ami est un autre moi-même; et Piaule: Le bien qu'on fait à d'honnêtes gens n'est jamais perdu.

2° Après une proposition qui précède et annonce une maxime générale, une sentence :

Voici le code de l'égoïste: Tout pour lui, rien pour les autres.

3° Après les propositions qui ont un sens complet, mais que suivent d'autres propositions qui les développent :

Il faut autant qu'on, peut obliger tout le monde : Oq a souyent besoin d'un plus petit que soi. (La Fontaine.) 4° Après ou avant une proposition que suit ou que précède une énumération :

Le GOUT DÉPEisT) DE DEUX CHOSES : d'un sentiment délicat dans le cœur, et d'une grande justesse dans l'esprit.

Du lait, du pain, des fruits, de l'herbe, une onde pure : C'était de nos aïeux la saine nourriture.

TV. Du point.

§ 593. Le point se met après tout assemblage de mots qui énonce un sens complet et qui ne se lie intimement, par le rigoureux enchaînement des idées, ni avec ce qui précède ni avec ce qui suit :

Louis XII, un des meilleurs, et par conséquent un des plus grands rois que la France ait eus, fut accusé d'avarice, parce qu'il ne foulait pas les peuples pour enrichir des favoris sans mérite. Le peuple doit être le favori d'un roi; et les princes n'ont droit au superflu que lorsque les peuples ont le nécessaire. Les reproches qu'on osait lui faire ne prouvaient que sa bonté. On porta l'insolence jusqu'à le jouer sur le théâtre. J'aime mieux, disait ce prince honnête homme, que mon avarice les fasse rire, que si elle les faisait pleurer. (Duclos.)

La phrase qui suit le point doit toujours commencer par une lettre majuscule.

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