‹ Cours théorique et pratique de langue françaiseChapitre 59 sur 479 · III. SUBDIVISION DES TEMPS · texte numérisé non relu

III. SUBDIVISION DES TEMPS

$ 130.— 1. Nous viyoTW arec nos défauts comme avec les odeurs que nous portons; nous ne les sentons plus; elles n'incommodent que les autres.

2. Celui qui est en place doit éviter d'employer des hommbs vicieux , bien persuadé qu'on lui imputera ce qu'ils pourront faire de mal.

3. J'aime les maisons où je jt>Mi5 me tirer d'affaire avec mon esprit de tous les jours.

4. Quand les Romains avaient plusieurs ennemis sur les bras, ils accordaient une trêve au plus faible, qui se croyait trop heureux de l'obtenir.

5. Il V a environ cinq siècles, quand un homme avait le malheur d'/ifre un sot , il ne l'^^ai^ que pour ses amis; maintenant, grâce à l'art typographique , il l'est pour tout le monde.

6. Cet homme f qui pensait exercer sa passion, n'exécutait que les arrêts du ciel.

7. Les actions qui ont causé le repentir sont une grande ins* truction.

8. Rome n'était plus alors cette ville dont le peuple n'avait e»f qu'un même esprit, un même amour pour la liberté, une même haine pour la tyrannie.

9. J'ai eu d'abord pour les grands une crainte puérile ; mais j'ai passé, presque sans milieu, jusqu'au mépris.

10. Celui à qui l'exnérience a appris à se défier des autres est malheureux; celui qui a puisé cette leçon dans son cœur est coupable.

11. Les Athéniens avaient fait de la piété une divinité, et lui avaient bdti un temple.

12. La force des exercices auxquels on accoutumait les armée? romaines , les chemins admirables qu'ils avaient construits , les mettaient en état de faire des marches longues et pénibles.

13. Je rends carrée une boule que les premières lois du mouvement avaient faite ronde.

14. J'ai eu le malheur de me dégoûter souvent des gens dont \*avais désiré le plus la bienveillance.

15. L'empire formidable qu'Alexandre avait conquis ne dura pas plus longtemps que sa vie, c^ui /ut courte.

16. La conscience est le sentunent du contentement ou du remords, selon qu'on aura fait le bien ou le mal.

17. Les hommes ne pouvaient pas manquer d'être malheureux ; Ils le sont les uns par les autres, et de plus par eux-mêmes.

18. Alexandre , le conquérant le plus renommé et le pins illustre qui fut jamais, a été le dernier roi de sa race; s'il fût demeuré dans la Macédoine , il aurait pu laisser à ses enfants le royaume de ses pères; mais parce qu'il avait été trop puissant, il fut la [cause de la perte des siens.

î GKASiW. COMPLÈTE. — TB. ET APP!. 3

5o DES TEMPS. THEORIE.

§ 131. On appelle conjuguer un verbe, écrire ou réciter dans un ordre déterminé ses différentes terminaisons ou inflexions de modes , de temps, de personnes et de nombres.

§ 132. On divise les verbes en quatre classes, appelées conjugaisons^ parce que la plupart des verbes de chaque i classe se conjuguent de la même manière, et qu'ils ont tous une même terminaison au présent de Cinfinitif.

§ 133. La première est terminée en ee : aî'mBE, pri^^\

La deuxième en ih t^niB, gémi^, chériR;

La troisième en oie: recevoiR, apercevoir ^ devoijn;

La quatrième en re : rendRE^ înstruÎRE, plaiRR.

§ 134. Les verbes sont réguliers, irréguliers ou défectifs.

§ 135. Ils sont réguliers^ si, dans leur formation, ils suivent les règles communes à toutes les conjugaisons.

§ 136. Ils sont irréguliers .f 1° lorsque, dans la formation de leurs temps, ils s'écartent des règles générales; 2° lorsqu'ils diffèrent, par quelques-unes de leurs désinences, du modèle de la conjugaison à laquelle ils appartiennent.

§ 137. Ils sont défectifs, 1° lorsqu'ils ne sont pas usités à tous les modes et à tous les temps; 2° lorsqu'ils ne s'emploient pas à toutes les personnes.

§ 138. On donne le nom &' auxiliaires aux verbes être et avoir quand ils servent à former les temps composés des autres verbes : il est tombée il a marché.

§ 139. Radical et tebminaison. Tout verbe se compose de deux parties distinctes, l'une invariable appelée RADICAL ; l'autre variable appelée terminaison.

§140. Le rac?/ca/ représente l'a/^nôi^.

§ 141. La terminaison exprune V existence sous le triple "rapport de la personne, du nombre et du temps.

Ainsi dans j'AiMe , nous aimo715, il Aiiia, ils Aimeront, le radicaîest aim, et les terminaisons, e, ons , a, eront.

§ 142. Chaque verbe a son radical propre ; quant aux terminaisons, elles sont communes à tous les verbes réguliers de la même conjugaison.

§ 143. Les temps sont ou primitifs, ou dérivés.

Les temps primitifs sont ceux qui ne sont formés d'aucun autre; et les temps dérivés; ceux qui se forment des temps primitifs.

§ 144. Il y a cinq temps primitifs : le présent de Pindicatif le passé défini , le présent de l'infinitif le participe présent, et le participe passe.

' DES TEMPS, APPLICATION* 5i

5 131. Vont les verbes conjugués, page 52 et suivantes.

§ 132, 133. vom le modèle de la première conjugais'^n, r**, 56,58 et 60.

j Le modèle de la deuxième conjugaison, pages 60 et 62. I Le modèle de la troisième conjugaison^ pages 62, 64 et 66. i Le modèle de la quatrième conjugaison, pages 66 et 68.

I S 134, 135. Verbes réguliers. Voir du § 147 au § 167, et le § 17"

I § 136, 137. Verbes irréguliers et dé/ecti/s. Voir § 177.

§ 138. Verbes auxiliaires. Voir leur conjugaison, § 144, 145.

- § 139, 140 , 141, 142. Radical et terminaison 1. Discutons ,

I lie disputons jamais.

2. OTez au monde l'ignorance, le préjugé, la présomption , l'entêtement, alors les disputes s'évanouiront d'entre les hommes.

3. L'histoire conservera éternellement les noms des rois qui rendirent leurs sujets heureux.

4. Je n'aimerais pas que les sots &* amusassent à mes dépens.

i 5. Les timides et les incertains /onweron^ éternellement la mai jorité du monde.

6. La vraie modestie est un arbre touffu qui cache sous des feuilles les fruits qu'elle produit.

I. Vivre libre et tenir peu aux choses humaines, c'est le meilleur moyen ^'apprendre à mourir.

8. En nous écartant des lois de la nature, nous rencontrons des maux.

9. L'oisiveté rend le corps lourd et pesant ; le travail \q fortifie.

10. Nous devons tenir pour parent celui qui nous soulage dans !a détresse , et non celui qui nous touche par le sang et qui nous ahandmme.

II. Exercez l'hospitalité envers vos ennemis mêmes; les arbres ne refusent pas leur ombre à l'impitoyable bilcheron.

12. Alexandre entendant vanter les exploits de son père, s'aban- , donna à une telle fureur, qu'il immola un de ses meilleurs officiers.

$ 143 , 144. Temjys primitif s et temps dérivés. Voirie § 166.

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