‹ Cours théorique et pratique de style [microforme]Chapitre 147 sur 461 · DE L'ÉLOQUENCE JUDICIAIRE · texte numérisé non relu

DE L'ÉLOQUENCE JUDICIAIRE

256. Dans toutes les causes judiciaires, le débat est contradictoire : ce que l’un des orateurs affirme, l’autre le nie; l’un accuse, l’autre défend: l’un demande, l’autre refuse.

L'objet de l’éloquence judiciaire .est Je Jusle, c'est-à-dire que l'avocat doit prouver, s'il est possible, que la justice est de son côté, En ce sens, on appelle juste: ce qui est conforme à la loi du pays,

257. Il y a, dans toute affaire de ce genre, deux queslions à discuter: celle de droit ct celle de fait.

La question de droit a un Caractère général, et examine les choses dans lenrs rapports avec les lois.

Telle ou telle servitude est-elle légale? Telle ou telle action est-elle du nombre de celles que la loi punit ?

La question de lai s'applique à la chose même qui à occasionné le procès, et examine si elle est ce qu’elle est.

Ce domaine est-il ou n’est-il Pas Sujet à la servitude dont on parle ?

L'aceusé a-t-il fait ou n’a-t-il pas fait l'action dont il s’agit ? L'a-t-il faite avec discernement, avec intention, avec préméditation ?

Quelquefois les deux adversaires sont d'accord sur la question de droit et ne discutent que la question de fait. Quand le fait est constant et admis des deux côtés, ils ne traitent que la question de droit.

Il y a une infinité de causes dont le fait cet simple, et lo droit vulgairement connu: l’éloquence ne s’en mèle pas et les livre à la logique.

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