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gade, chanter ses poèmes. On pense qu’il est né à Smyrne, quoique sept villes se disputent l'honneur de lui avoir donné le jour.
On a de lui deux poèmes épiques : l’Uiade, ou récit de Ja prise de Troie, aussi appelée ion ; et l'Odyssée, ou épopée d'Ulysse (en grec Odysseus).
Homère est le premier et le plus grand «les poètes ; et, si les chants inspirés contenus dans les prophètes et les autres écrivains sacrés n'étaient au-dessus de ce que l'homme, laissé à lui-même, peut produire de plus beau, on dirait que rien n'a été écrit qui approche de la perfection de ses œuvres.
HÉSIODE (900 av. J.-C.;.
Hésiode vivait, pense-t-on, vers le même temps qu’'Homère. On ne sait rien de sa vie, sinon qu'il naquit à Cumes. Il a laissé des ouvrages didactiques d’une grande valeur: {o Les Travaux et les Jours, qui contiennent des notions sur l’édu tion, l'agriculture, la Construction des vaisseaux. Ce ferme encore l'histoire de la boîte de laisse s'échapper tous les maux: preuve des traces qu'avait laissées la tradition de Ja chute de nos premiers parents ; 2° la Théogonie, ou Catalogue des dieux adorés par les Grecs; on Y trouve le récit Ju combat des dieux et des Titans, fable qui tire son origine de la méchanceté des géants, fils des enfants des hommes, dont parle l’'Ecriture. :
capoème ren- Pandore, qui, ouverte,
ANACRÉON (559-478 av. J “C.),
Anacréon naquit à Téos, en Ionie, Il a composé des hymnes, des Chansons, des élégies et des pièces légères. Comme il s’est appliqué surtout à chanter les plaisirs, on a donné son nom aux odes ou Chansons qui ont pour objet les passions: on les appelle odes anacréonliques ou éroliques.
PINDARE (520-456 av. J.-C).
La poésie lyrique s’honore du nom de Pindare, né à Thèbes, Il a surtout appliqué son talent à chanter los victoires des jeux olympiques et autres, en usage dans la Grèce. On a de
lui les Chants olympiques, les Victoires Pythiques, les Vicloires néméennes, los Victoires islhmiques.
Lorsque Alexandre le Grand ordonna le sac de Thèbes, il voulut que l'on épargnât la maison de Pindare.
Ce poète aimait tellement les grandes formes de langage, que l'on dit de ceux qui emploient un style recherché et affecté, qu'ils pindarisent.
ÉSCHYLE (525--456 av. J.-C.)
Avant Eschyle, né à Eleusis, Ja tragédie n'existait pas, sinon sous forme de farces burlesques ; Eschyle, surnommé le père de Ja tragédie, imagina l'appareil théâtral, donna des Costumes aux acteurs, décora la scène, etc, Il écrivit plusieurs pièces, où il essaya d'inspirer a terreur, ne pouvant exciter la sensibilité,
11 devint malheureux quand il se vit surpassé par Sophocle,
Sa mort fut occasionnée par un aigle qui laissa tomber une W” tortue sur la tête du poète et la lui brisa.
SOPHOCLE (495--405 av. J.-C).
Sophocle naquit à Colone, 11 eut plus de sensibilité qu'Eschyle, sans rien perdre de sa majestueuse grandeur. Son style harmonieux et tendre lui a valu le surnom d’Abeille allique (1).
Ses enfants, fatigués d'attendre sa succession, lui firent un procès, l’accusant de folie. Sophocle lut aux juges sa tragi. die d'OEdipe à Colone, qu'il venait de terminer. Il fut reconduit en triomphe, et ses enfants furent confondus.
| fe EURIPIDE (480-403 av. J.-C.)
Euripide put rivaliser avec Sophocle: il naquit à Salamine. Il écrivit 120 tragédies ; comme presque tous les poètes, il fut malheureux. On dit qu'il périt dévoré par une meute de chiens, à l’âge de 77 ans. Ses vers étaient si touchants que
(1) Attique, d'Athènes : atticisme, langage poli et eorrect d'Athènes, Co mot s'applique aujourd’hui dans toutes es langues aux discours élégants.
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l'on prétend que beaucoup de grecs, condamnés à travaillur aux carrières, en Sicile, après la fatale guerre du Péloponèse, obtinrent leur liberté, en les récitant à leurs vainqueurs,
ARISTOPHANE (450-380 av, J.-C.),
Aristcphane est le père de la comédie, Ses pièces mettent à nu, sans pitié, les plaies de la société, Il ne craignait pas de prendre à partie ses contemporains qu'il désignait par leur nom, et qu'il livrait au ridicule. On croit FO, par sa pièce des Nues, où il met en scène Sozrnts, ii à préparé la condamnation à mort de ce philosophe, seu que cette «on damnation n’ait été prononcée que vingtar: pres la première représentation de cette pièce, Plus tard, il lui fut interdit de mettre dans ses pièces les noms des personnages vivants,
APOLLONIUS DE RHODES (276-186 av. J.-C),
Apollonius naquit à Alexandrie. Il enseigna l'éloquenco à Rhodes. Il avait écrit le poème épique intitulé les ArGOnG = ligues, histoire de l'expédition des Argonautes, allant, sous la conduite de Jason, à la conquête de la Toison d'or, en Coichide, Les critiques estiment ce poème parfait au point de vue de l'observation des règles, mais ils conviennent quo lu chaleur et l'élévation font défaut, ce qui réduit celte épopée à n'être que médiocre: preuve que l’auteur avait du lalent, mais manquait de génie.
4 Il. —Des Historions grecs.
Le premier des historiens est Moïse; après lui, les historiens hébreux qui composèrent les livres de Josué, des Juges, des Rois et de Rulh. L'histoire profane vient ensuite, Les Grecs aimaient les récits de Jeurs entreprises, et ils eurent beaucoup de chroniquéurs. Nous ne parlerons que des prin- Cipaux : Hérodote, Thucydide, Xénophon, Polybe et Plu. tarque,
HÉRODOTE (484-406 av. J -C.).
Hérodote, né à Halicarnasse (Asie Mineure), est surnommé le Père de l'histoire, parce qu'il est le premier des historiens
En
profanes. Il écrivit l'histoire des temps qui ont suivi la guerre de Troie, et qui comprennent les guerres médiques. Il visita la Grèce, l'Epire, la Macédoine, la Thrace, pour en étudier les mœurs, les religions, etc.
Il lut son histoire devant la Grèce assemblée aux jeux l olympiques, en 456 av. J.-C. Son style est d’une douceur ruerveilleuse et s°s récits sont pleins de charme,
THUCYDIDE (471--395 av. J.-C.).
| Thucydide est né à Athènes ; il entendit la lecture que fit | Hérodote de son histoire; il trouva là une sorte de révélation de son talent ; il versait des larmes à la vue du triomphe du Maître.
Il écrivit dans l'exil; son œuvre, d’un caractère moins solennel, a plus de solidité que celle d'Hérodote, Non content de mentionner les faits, il en recherche les causes et en prévoit les suites. Son style est rude et concis, quelquefois obscur, mais plein d'énergie et de profondeur.
XÉNOPHON (445-355 av. J.-C.).
Xénophon, à la fois philosophe (disciple de Socrate), homme politique, gucrrier et historien, en cette dernière qualité, raconte ses exploits comme chof des Diæ Mille, dont il immortalisa la retraite. Il y a dans son histoire des réeits intéressants et des notions précieuses sur la géopraphie de l'époque. Plus tard, il publia les manuscrits de Thucydide, dont il poursuivit l’œuvre, La perfection de son style lui a valu, comme à Sophocle, le s'rnom d’Abeille allique. Quintilien dit de lui: ‘“ Les grâces semblent avoir pétri son langage, et la persuasion s'être assise sur ses lèvres.”
Les trois historiens dont nous venons de parler appartiennent au siècle de Périclès.
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POLY:BE (206-124 av. J.-C.).
Polybe, né à Mégalopolis (Arcadie}, écrivit l’histoire des événenients accomplis de 220 à 167 av. J.-C., relatifs aux
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luttes entre les Grecs et les Romains, Il admet que la Providence dirige tous les événements, et contraint les hommes et les nations à accomplir les desseins qu’elle a conçus. I a, faisant le récit des gucrres puniques, entrevu la > grandeur future de Rome. Son Style est froid et peu attrayant, si ce n’est pour les savants et les philosophes,
4 PLUTARQUE (50-140 de J.-C.)
Plutarque naquit à Chéronée (Béotie). Il écrivit les OEuvres morales, semées d’aneedotes pleines d'intérêt, et les Vies parallèles, ouvrage où il étudie les grands hommes de la Grèce et de Rome, pour les Comparer ensuite. Il les envisage plus dans leur vie intime que dans leurs exploits. On sent Lout ce qu’un travail de ce genre doit cffrir d'important pour former le jugement de la jeunesse.
4 l'hisloire, nous pourrions rattacher la philosophie,
que deux noms surlaul ont Ülustrée : Platon et Aristote.
e1 PLATON (430-348 av. J.-C.)
Platon naquit à Athènes. Il suivit les leçons de Socrate d'abord, puis celles d’Euclide ; il passa ensuite en Italie où
il s'initia aux doctrines Pythagoriciennes et, plus tard, en Egypte pour étudicr les traditions orientales. De retour à Athènes, il fonda l’Académie (du nom d’Academus, proprié-
D taire du jardin dans lequel il professait ses doctrines philo. } Sophiques). Il a été bien près de connaitre la vérité religieuse, 0 qui ne l’a pas empêché de flatter les passions les plus dégradantes. Il était matérialiste et croyait à la métem- PSycose. Son style est d'une grande perfection, il s'élève Souvent jusqu'au sublime,
ARISTOTE (384-322 av. J.-C.)
Aristote vit le jour à Slugire, cn Macédoine ; on l'a surnommé le Prince des Philosophes. Il fut le précepteur d'Alexandre le Grand, Vers 331, il fonda le Lycée, où il donnait ses leçons en se promenant, ce qui a valu à ses dis-
ciples le nom de Péripaléliciens, qui signifie promeneurs. Il a publié une /isloire des animaux, une Politique, uno Poélique, une Rhélorique.
& III. —Des Orateurs grecs.
L’éloquence était très-estimée des Grecs, qui traitaient les affaires les plus importantes dans les places publiques.
Périelès était remarquable par sa puissance oratoire: mais on n'a conservé aucun de ses discours. On rapporte qu'avant de prononcer une harangue il avait coutume de demander aux dieux la prudence nécessaire pour ne proférer aucune parole imprudente. :
Parmi les profanes, nous ne citerons que Démosthène ct Eschine.
DÉMOSTHÈNE (381-322 av. J.-C.)
Démosthène parait n'être pas né orateur. Il avait l'organe défectueux ct ne pouvait prononcer la lettre ». Ce défant et ses gestes gauches le firent sifller. Il s’exerça à déclamer ses harangues au bord de la mer, luttant contre le tumulte des flots, après s'être mis des cailloux dans la bouche. Il réussit. Pour former son style, il copia jusqu’à dix fois les harangues de Thucydide. 11 fut l'ennemi implacable de Philippe de Macédoine, contre lequel il prononça les Philip piques, les Olynthiennes à Olynthe et le discours sur la Couronne. Ilétait plns logique que pathétique ; on a dit qu'il faisait pleurer à force d'avoir raison, Mais il était moins courageux sur le champ de bataille qu’à la tribune, Al bataille de Chéronée, il prit la fuite; son manteau s'étant accroché à un buisson, il crut qu'il était saisi par l'ennemi, et s'écria : ‘ Ne me tuez pas!” On dit qu'il se laissa persuader d'accepter des présents de Philippe.
Condamné à mort, il mit fin à ses jours en s’empoisonnant. On doit regretter qu’un si grand orateur ait eu si peu de caractère,
ESCHINE (389-314 av. J.-C.)
Eschino fut le rivai et même l'ennemi de Démosthène,
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St Athana Chrysostor
St Justir I! étudia d saintes Ecr à confondr Juifs la ver évangélique
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St Irénée qui avait res géliste, Il de lui les Pr; etun Trailé
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vait l'organe . Ce défaut , à déclamer Je tumuilte bouche. Il , dix fois les placablo de | les Philip sur la Couà a dit qu'il était moins bune, A la eau s'étant ar l’ennemi,
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mais il lui est très-inférieur Sous tous les rapports, On préteud qu'il l'aurait surpassé en vénalité.
Exilé après le discours Sur la Couronne, Eschine se fit professeur d'éloquence. Il lut à Son audiloire un de ses discours et la réponse de Démosthène ; l'enthousiasme de ses disciples fut porté à son comble Par le dernier, et les applaudissements éclatèrent : ‘“ Qu'auriez-vous fait, dit Eschine, si vous eussiez entendu la terrible bête elle-même ?*’ Parole qui fait l'éloge de l’un et de l’autre,
8 IV.—Des Pères de l'Eglise grecque,
L'apologétique a produit des chefs-d'œuvre dans les premicrs siècles, où l'Eglise avait à se défendre contre la brutalité des païens et contre la subtilité ues hérésies naissantes.
Les principaux orateurs sacrés de cette époque, dans l'Eglise grecque, connus sous le nom de Pères de l'Eglise, sont: St Justin, St Irènée, Clément d'Alexandrie, Origène, St Athanase, SL Basile, St Grégoire de Nazianze, St Jean Chrysostome,