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CHAPITRE Il

On peut ranger les écrivains latins dans quatre principaux groupes : les Poëles, les Hisloriens, les Uraleurs, les Pères.

ê I.—Des Poètes latins.

Parmi ces Poètes, nous ne citerons que les principaux :

Lucrèce, Virgile, Horace, Ovide, Sénèque, Phèdre, Lucain, Juvénal.

LUCRÈCE (95-51 av. J.-C.).

Ce poète latin débuta, avec Plaute et Térence, par le théâtre,

Lucrèce vit le jour à Rome. Comme il adopta le système ’Epicure, il devint matérialiste : dans son livre dela Nalure

or. On donna ce surnom à * Jean, À cause do son éloquence.

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des Choses, déification véritable de la nature, qu'il met à la place du Dieu Créateur et de la Providence, il fait consister le bonheur et même la vertu duns les jouissances de ce monde, Il a d’ailleurs de beaux vers, et fait preuve d’un vrai talent de poète,

VIRGILE (69-19 av. J.-C.)

Virgile prit naissance près de Mantoue (d’où lui vient le nom de Cygne ce Mantoue). Après avoir étudié les sciences et ia philosophie à Naples, il revint à Rome, où Mécène lui procra la faveur d'Auguste.

Il écrit les Bucoliques, scènes champêtres, gracieuses, naïves &? !cndres; les Géorgiques, où la poésie est la servante de l’uzriculture; l’Enéide, poème épique, où il raconte le voyage d’Enée ei les origines de Rome.

Virgile a imité Iomère, de loin; il avait ordonné la destruction de son ouvrage capital, qu'Auguste sut préserver,

HORACE (64-7 av. J.-C.).

Horace était fils d’un simple affranchi de Vénusie, dans l’Apulie, Comme Virgile, il fut encouragé par Mécène et jouit de la faveur d'Auguste. Il a écrit des poésies lyriques et des ouvrages didacliques. Sa lyre ressemble tantôt à celle d’Anacréon, Lantôt à celle de Pindare,

Ses Salires, ses Epilres et son Ar! poélique constituent ses principaux droits à l'admiration des siècles. Ses satires prennent corps « corps les vices et quelquefois les personnes de son siècle. Boiieau a imité son Art poétique.

OVIDE (43 av.-17 ap, J.-C.).

Dvide, né à Sulmonc, dans les Abruzzes, essaya vainement, pour obéir à son père, d'abandonner la poésie pour l'éloquence. S'il voulait écrire en prose, les syllabes se rangeaient d’elles-mèmes et constituaient des vers. 1 a écrit

beaucoup d'ouvrages, entre autres, les Mélamorpl sorte de compendium de mythologie, qui fait assez vor qu: les fabies du pagar:sme n'étaient que les his ir ntenues

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PHÈDRE (30 av.—40 ap. J.-C.).

On peut dire que Phèdre, cet affranchi d'Auguste, a créé a fable, comme genre de poésie. Dans la Bible, on trouve de magnifiques apologues, il est vrai; mais en prose, Esope, le fahuliste grec, a écrit sans art et cn prose. La Fontaine lil & pris, ainsi que Phèdre, le Sujet de beaucoup de ses earmants petits tableaux.

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