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JUVÉNAL

N6 à Aquinum (Abruzzes), Juvénal s’adonna de bonne heure à la poésie. II s’excrça surtout à la satire, pour laquelle il était fait, Il a su porter l'indignation aussi loin que son siècle avait porté Ja Corruption; du moins c'est ce qu'indi-

4% son siyie, auquel on reproche un peu d'affectation, un certain défaut de naturol.

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8 II. —Des Historiens latins.

Les principaux historiens latins sont : Jules César, Salluste, Tite-Live, Tacite,

JULES CÉSAR (100-414 av. J.-C.).

Tules César, général et dictateur, fut proscrit par Sylla. Membre du triumvirat avec Pompée et Crassus, il alla conquérir la Gaule, ce qui fut l'œuvre de dix ans. Ses Commenlaires, où il raconte ses exploits, sont écrits avec une telle perfection et une telle modestie qu'ils sont devenus et restent classiques. On doit s'attendre qu'il dise peu de mal de lui et de ses gens. Il fut assassiné en plein sénat par Brutus.

SALLUSTE (86-38 av. J.-C.).

Historien érudit, profond ct disert, Salluste a imité Thucydide, que parfois il dépasse. Ses ouvrages sont l’Æisloire de la Conjuralion de Calilina et l’Ilisloire de la Guerre de Jugurlha. Ce dernier à encore son actualité pour quiconque étudie l’Algérie. Républicain austère, dans ses évrits, Sul. luste était assujetti aux dégradantes passions. Ses vertucuses indignations contre le désordre sortaient de sa tête et non de son cœur,

TITE-LIVE (59 av.-19 ap. J.-C.).

Tite-Live eut Padoue pour patrie. Mis par Auguste en possession des archives de l’Europe, il écrivit l'Aisloire de Tome depuis son origine jusqu'au règne d’Auguste, période de sept siècles et demi. La plus grande partie de cuite œuvra est perdue, Ce qui en reste suffit à faire admirer l’auteur, habile dans ses peintures ct les harangucs qu'il prête à ses héros plus que profond dans ses jugements. Si les Romains n'étaient pas grands, il a su leur donner une taille majestueuse ; s’ils l’étaicnt, ils ont été bien compris.

TAGITE (55-135),

Tacite est né à Intéramne (Ombrie}, Qn le met au pres mier rang des historiens pour la vérité, le coloris, la pénétra-

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tion, l'équité des jugements, la Connaissance des mœurs, Il étudia les événements en CUX-mêmes, aussi bien que dans leurs causes et lours Conséquences, Il à Jaissé une Vie d'Agricola, un tableau des Mœurs des Germains, des :

histoires, des anecdotes. Une grande Partie de ces travaux est perdue,

ê III.—Des Orateurs latins.

Parmi les orateurs profanes, nous signalerons seulement Cicéron, Sénèque, Quintilien, Pline Jeune,

CICÉRON (107-143 av. J.-C).

Cicéron (1) eut Pour père un Simple foulon d’Arpinum. Titc-Live dit de lui: «]] avait une éloquence qu'aucune voix humaino n'évala jamais.” I] a fait des discours contre Verrès (les Verrines) ; contre Catilina (les Calilinaires) ; contre Antoine (les Philippiques). Antoine, vainqueur avec Octave, fit condamner à mort Je grand orateur, dont la tête et la main furent attachées à la tribune aux harangues où il avait prononcé les Plilippiques.

On a de lui des traités de l’Oraleur, de l’Amilié, de la Fieit.

lesse, ouvrages remarquables, pleins d'intérêt, et, généraloment, d’une morale saine,

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