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CHAPITRE III

t I. Notes historiques sur la Langue frauçaiss,

1. FORMATION DE LA LANGUE FRANÇAISE.—Ia langue qui 80 parlait autrefois dans les Gaules était la langue celtique, dont les restes 80 sont maintenus jusqu’à nos jours, dans la Bretagne, l'Ecosse, l'Irlande ot le pays de Galles.

Les Romains, ayant conquis les Gaules dans Je premier siècle avant l'ère chrétienne, imposèrent la langue latine aux vainous, qui en nl. térèrent de plus en plus la prononciation, et ne tardèrent pas à ja transformer en un idiome nouveau. Vers lo ve siècle, 0e nouvel idiome se montre commo une langue distincte, que nous appelons langue romane.

Cette langue 3e purtagea en deux grandes branches: au Nord, lu lengue d'ov! ; au Sud, la langue d’oc (out se disait ot/ dans le Nord, et

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oc dans le Midi: au moyen âge, on déterminait souvent une laugue avec le mot par Icquel elle désignait l'affirmation). La langue d’'oïl et la langue d’oc se divisaient elles-mémes en dialectes nombreux. Les principaux dialectes du Nord étaient le normand, 10 picard, le bourquignon et le français, ainsi appelé parce qu’il se parlait dans ja provincs de l’Zle-de-France.

À partir du xrre siècle, les rois de France, ajoutant peu à peu à lcur domaine de nouvelles provinces, y introduisirent le dialecte français, qui, étant la langne du roi, devint aussi celle de la classe élevée ct instruite. Le reuple, dars chacune de ces provinces, conserva son ancien dialeetc; ct c’est ainsi que sesort maintenus les idiomes norïrmantils, picards et Zourguignons, qui sont, non du français altéré par les paysans, mais les restes des vieux dialectes provinciaux

Au xrrre siècle, le Midi fut, à son tour, vaincu pur les rois de France ct ajouté à leur domaine princicr ; lo français so substitua dès lors à la langue d'oc. Les débris de cetté langue se sont conservés dans les idiomes gascons, limousins, languedociens, et Provençaux, qui, pendant longtemps, n'ont plus guère été parlés que par les hommes de !a campagne, mais qui, de nos jours, sont cultivés par des écrivains et des poètes distingués.

C’est ainsi que le dialecte français, d’abord parlé seulement dans l'Ile-de-France, supplanta peu à peu tous les autres dialectes, soit du Nord, soit du Midi, et devint, au xrv° siècle, la langue commune du royaume, la lanque française.

Cette langue, dans le fonds "essentiel qui la constitue, n’est donc que lo latin altéré et transformé. A co premier et principal élément, les Francs ont ajouté, dès les premiers temps, un certain nombre de mots allemands, ayant rapport à la féodalité, à la chasse, à la guerre, tels que baron, flèche, guerre, cte. Ensuite, du xrr au xixe siècle, deux autres séries de mots s'y sont joints encore: l° des mots étrangers, arabes, italiens, espagnols, allemands, anglais, importés en France per différents événements politique” eu diverses »-lations de commerec ct d'industrie, tels que sultan: brave, hableur, bivouae, wagon, ete. ; 2° des mots scientifiques, formés généralement du grec ou du jatin, tels que eosmogranhie, microscope, proportion, ete.

Sur 27,000 mots environ quiappartiennent à la langue française, j 900 sont des mots étrangers venant des langues modernes, et 14,000 ont été formés par les savants. Des autres 12,000 mots, 8,000 environ sont des dérivés ou des eomposés. Il reste donc à peu près 4,000 mots simples, qui sont comme le noyau de la langue. De ces mots simples, 400 sont des mots allemands importés par les barbares, lors de l'invasion, et les 3,600 autres viennent du latin.

2. SIGNES ORTHOGRAPHIQUES.—Les signes orthographiques n’ont été introduits dans la langue française que vers le milieu du xvr' sivele.

L'accent aigu remplace quelquefois un s supprimé.,—Ex. : école, autrefois cseole.

L’aocor —Ex.: à, C'est ai conflexe.

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