‹ Cours théorique et pratique de style [microforme]Chapitre 227 sur 461 · LA FONTAINE (JEAN DE · texte numérisé non relu

LA FONTAINE (JEAN DE

Ce ne fut qu’à l’âge de 22 ans que La Fontaine se reconnut poète. Cette révélation intime lui vint quand il entendit lire l’ode de Malherbe sur l'assassinat de Henri IV. Jifut lié à tous les grands hommes deson temps. On doit reconnaitre qu'il était d’une rare originalité, Habituellement absorbé dans les pensées qu'il devait formuler, il se montrait peu communicatif. Invité à diner, il mangeait de bon appétit, ne disait mot, et renouait ensuite avec ses bêtes, une conver. sation que, sans doule, il n'avait ras interrompue. C’est ret

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LITTÉRATURE FIHANÇAISE, 179

air distrait qui le fit caractériser ainsi par madame de la Sablière, un jour qu'elle avait renvoyé tons ses domestiques : “Je n'ai gardé que mes trois bêtes : mon chien, mon chat et mon La Fontaine,’

l'a écrit des fables qui sont d'une naïveté inimitable et d'un naturel qui ravit. Elles paraissent écrites avec un grande facilité ; et pourtant les manuscrits indéchiffrables l'auteur attestent qu’elles lui ont coûté beaucoup de travai Ses contes sont bien écrits, mais immoraux. Revenu à la pratique de la religion dans ses dernières années, il les a désavoués, Il fit une paraphrase du Dies træ ct traduisit plusieurs des hymnes de l'Eglise, C'est dans ces pieuses occupations que la mort le surprit.

& VI. —La Prose au XVIIe Siècle.

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